Dieu dit dans le Saint Coran, Sourate Al Imran, verset 26 : Dis : « Ô Allah, Maître de l’autorité absolue. Tu donnes l’autorité à qui Tu veux, et Tu arraches l’autorité à qui Tu veux; et Tu donnes la puissance à qui Tu veux, et Tu humilies qui Tu veux. Le bien est en Ta main et Tu es Omnipotent « .

Ce verset est un rappel aux uns et aux autres, pour savoir et accepter de bon cœur, que c’est Dieu seul, Maître absolu du Pouvoir, qui donne le pouvoir à qui Il veut et quand Il veut.

Ce verset est aussi un appel à la raison, un appel à la tolérance, un appel à l’apaisement, un appel à la paix et à l’apaisement des cœurs, en ce moment si crucial de la vie de notre jeune démocratie. En effet, à la veille de ces échéances électorales si importantes pour la vie de notre pays, il paraît judicieux d’inviter les uns et les autres à cultiver davantage la tolérance et le fair-play politique.

Les élections du 21 février prochain doivent se faire dans le calme, la paix et en toute sécurité, sans violence ni le moindre acte de vandalisme. Ces élections, tout le monde les veut apaisées, justes, crédibles, honnêtes et transparentes.

Pour y parvenir, il nous faut promouvoir un comportement citoyen modèle, celui-là qui démarque par son sens élevé de civisme et de patriotisme. Le Niger, ne l’oublions pas, est notre bien commun et il nous appartient, tous et chacun, de contribuer à son édification. C’est pourquoi, au-delà de la victoire de son candidat ou de son parti, tout citoyen nigérien responsable et fier de sa Patrie doit se garder de poser le moindre acte susceptible de détruire les remparts de la cohésion sociale et de l’édifice national.
Il faut se combattre démocratiquement, programmes contre programmes, sans haine et sans rancune afin que le peuple nigérien, seul juge souverain, fasse son choix en toute responsabilité et sur la base de la pertinence des projets et la force des arguments développés par les candidats.

Il faut donc un dépassement de soi, l’élévation d’esprit pour la préservation de l’intérêt national.
Notre commune destinée nous recommande d’accepter les résultats des urnes, tels que proclamés par les instances électorales et de faire recours aux voies judiciaires en cas de contestation. Oui à la primauté de la raison sur la passion, oui à l’amour de la paix, oui à la culture de l’unité nationale.

Ces notions de paix, de tolérance, d’unité nationale et de patriotisme sont énormément importantes, énormément cruciales pour un pays comme le nôtre, particulièrement en cette veille d’élections générales, où les esprits semblent être surchauffés. Accepter les règles du jeu démocratique en se fiant au verdict des urnes, dans le respect mutuel; jouer le jeu de l’apaisement et de la tolérance, etc. Telle doit être la règle d’or pour chaque Nigérien soucieux de la préservation de la quiétude sociale, tout au long des scrutins qui s’annoncent.

Alors, évitons les faux fuyants, les spéculations sans fondements et les calculs égocentriques. A ce titre, il est souhaitable, voire nécessaire, que la classe politique, dans sa globalité, fasse preuve de retenue pour créer toutes les conditions propices à l’organisation des élections dans un climat d’apaisement général. Pour ce faire, les différents bords politiques en présence rendront un grand service au Niger et aux Nigériens, ainsi qu’à eux-mêmes, en se démarquant fortement des boutefeux. Aussi, pendant que les différents acteurs politiques sillonneront les villes et villages du Niger, pour mobiliser les électeurs, ils doivent aussi saisir l’opportunité des meetings et autres rassemblements pour livrer quelques messages axés sur l’éducation civique des militants.

Car, ne le perdons jamais de vue, au bout du processus électoral, la plus grande victoire, pour le peuple dans son ensemble, sera de sortir la tête haute avec des élections bien réussies et sans anicroches. Et ça, nous avons déjà prouvé au Niger, que nous savons le faire. Qui a déjà dit qu’au Niger, nous n’avons que notre démocratie à vendre aux yeux du monde extérieur qui nous observe ?
C’est le cas de lui donner une fois de plus raison.

Mahamadou Adamou

lesahel.org