Le 21 Février prochain aura lieu le premier tour de l’élection présidentielle au Niger entre quinze (15) candidats en lice. Mais ce n’est pas tout. Il y aura en effet une élection dans une élection ou comme disent les sportifs, un match dans un match au sein de la toute nouvelle Coalition Pour l’Alternance (COPA2016) pour savoir qui exactement des quatre leaders de cette coalition est le véritable challenger du président M. Mahamadou Issoufou, Car depuis presque deux (2) ans certains ont ravi la vedette au leader de l’opposition et président du Mouvement National pour la Société de Développement M. Seini Oumarou. Dans cette coalition ou chacun est roi et estime être le seul candidat capable de battre le président sortant, le leadership du chef de file de l’opposition est constamment contesté, notamment par M. Hama Amadou (FA-Lumana) et dernièrement par M. Amadou Boubacar Cissé (UDR-Tabbat).

Ravir la vedette au chef de file de l’opposition

Présenté par ses partisans et la presse internationale, comme “le principal opposant” au régime de Niamey, l’ancien président de l’Assemblée Nationale M. Hama Amadou estime en effet être le mieux placé pour empêcher le président Issoufou de rempiler pour un second et dernier mandat. « “Les fiefs Tillabéri-Niamey me sont acquis depuis 1991. Les formations des ex-présidents Tandja et Mahamane Ousmane l’emporteront respectivement à Maradi et Zinder” expliquait l’ancien premier ministre. Si Hama Amadou est écroué, empêché de battre campagne et les cadres sa formation politique harcelés par les autorités, c’est bien parce qu’il est le principal opposant avancent ses partisans pour qui les prochaines consultations dépassent largement le cadre d’une simple élection.

Mais depuis son départ de la mouvance présidentielle, il y a quelque mois, l’ancien ministre d’état, ministre de l’Aménagement du territoire M. Amadou Boubacar Cissé a mis le pied dans le plat.“Je suis persuadé que je serai le principal challenger de Mahamadou Issoufou et du PNDS pour cette présidentielle. D’ailleurs, les attaques dont je fais l’objet ne font que le confirmer” avait pour sa part récemment déclaré dans Jeune Afrique M. Cissé. Toutefois, pour le leader de l’UDR-Tabbat dont la candidature aux élections législatives a été invalidée par la Cour Constitutionnelle, les choses s’ annoncent d’ores et déjà compliquées.

Cissé en mauvaise posture

Le jour dit-on ne ment pas. Au soir du 21 Février, on saura qui est qui et qui fait quoi. Mais pas si sur que le débat sera clos sur cette question car les risques de contestation des résultats au sein même de la coalition des principaux challengers ne sont pas a écartés,  quitte à menacer son unité. Et, ce n’est certainement pas un fait du hasard si la « déclaration solennelle de soutien à tout candidat d’un Parti politique membre de l’Alliance, qualifié pour le second tour* a été renvoyée à plutard. La Coalition Pour alternative 2016 regroupe entre autre, rappelle-t-on M. Mahamane Ousmane (Mouvement des Nigériens pour le Renouveau Démocratique, MNRD-Hankouri), de M. Hama Amadou (Mouvement Démocratique Nigérien pour Une Fédération Africaine, Moden-Fa Lumana Africa) ), de M. Seini Oumarou (Mouvement National pour la Société de Développement, MNSD-Nassara) et de M. Amadou Boubacar Cissé (Union pour la Démocratie et la République, UDR-Tabbat).

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