Face à la presse, c’est une véritable réponse du berger à la bergère que Hassoumi a martelé à l’encontre de l’opposition COPA. « Avec ou sans eux on va aux élections pour le 20 Mars prochain », telle est la réplique du ministre de l’intérieur et sécrétaire Général du PNDS Tarayya face à la décision de la Coalition pour l’alternance en 2016 (COPA) de se retirer du processus électoral.

Pour Hassoumi Massaoudou se cache derrière la sentence de l’opposition nigérienne la phobie d’un cuisant échec au regard de la disposition des forces en présence. Et Massaoudou d’informer la presse que c’est après avoir échoué ses tentatives d’alliances avec les autres leaders du premier tour que la COPA avait opté de jouer au dilatoire.

Pourtant, a-t-il, rappelé le président Issoufou Mahamadou avait eu à faire face à la même situation en 2004 où tous les leaders du premier tour sont allés avec Tandja Mamadou. Mais bien que se sachant d’avance perdant, Issoufou Mahamadou avait assumé la situation parce qu’il incarne les valeurs démocratiques. Et Massaoudou d’expliquer, ceux d’en face à Issoufou aujourd’hui ne sont pas des démocrates : « ce sont des héritiers de la dictature et du parti unique », c’est pourquoi selon Massaoudou, ils affichent cette attitude de mauvais perdant.

Le SG du PNDS Tarraya considère l’attitude de la COPA comme une méprise du peuple nigérien car, fait-il remarquer, jamais le peuple nigérien n’a exprimé son engouement  d’aller aux élections plus qu’en 2016. A preuve : le taux de participation du premier au premier tour qui dépasse les 66%.

 Pour Massaoudou, la COPA joue sa crédibilité aux yeux de l’opinion nationale et internationale. C’est justement la crainte de sa lamentable défaite qui l’a amené à boycotter la signature du code de bonne conduite proposé à la classe politique par le NDI. En fait de menaces, le ministre de l’intérieur Hassoumi Massaoudou considère que la COPA a juste eu envie de faire un « buzz médiatique ».

EMS