Enfin la coalition pour l’alternance en 2016 (COPA) vient de révéler son utopie : une période de transition au Niger. C’est ce qui explique tout ce détour, toute cette confusion, toute cette absurdité autour du processus électoral.

En effet, dans sa déclaration, l’opposition nigérienne dit ne pas reconnaitre les résultats qui seront issus du second tour, le gouvernement et le parlement. La COPA appelle ses militants de rester chez eux prier, jeûner et méditer le 20 mars prochain.

C’est dire qu’elle maintient le boycott du second tour tout en maintenant la candidature de Hama Amadou à son corps défendant. Un pari très risqué puisqu’il est évident que le taux de participation reste et demeure le véritable enjeu de ce second tour.

Il va sans dire que la vraie reconnaissance sera celle du peuple souverain le 20 mars prochain. L’opinion nationale et internationale sera édifiée de quel côté penchera le choix du peuple. Et au regard des forces en présence, la COPA risque de récolter un cinglant revers administré cette fois-ci par le peuple nigérien.

Et déjà la COPA en rejetant les résultats du premier tour avant même le dépouillement a déjà fait montre d’irresponsabilité car on se rend compte à l’évidence que malgré son rejet des résultats, les principaux alliés de Hama Amadou avaient envoyé la liste nominative de leurs députés excepté LUMANA FA AFRICA. Un autre coup de massue dans le dos du candidat de la COPA.

Cette attitude de la COPA nous semble trop facile car c’est comme s’il suffisait de perdre des élections et revendiquer autre chose. Trop facile pour ce beau monde qui a géré le pays pendant 10 ans mais qui refuse apparemment la vérité des urnes qui offrent à l’Autre la latitude de gouverner également pendant 10 ans. Démocratiquement.

Vouloir le beurre et l’argent du beurre, c’est un petit jeu inopérant. On l’aura compris : au lieu de faire face à la réalité à savoir assumer son rôle qui lui est dévolu par le peuple souverain, la COPA voudrait forcer le destin. Certes il est permis de rêver mais à l’état actuel des choses, la COPA doit attendre encore son tour. Cinq autres longues années. Si le peuple nigérien accordait un autre mandat à Issoufou Mahamadou. Le 20 Mars prochain.

EMS