Un document non signé intitulé directive de la COPA 2016, No 001/03/16 du 13 mars 2016, relative aux élections présidentielles deuxième tour, est train de circuler.
Dans ce document la COPA 2016 réaffirme son unité, elle confirme que Hama AMADOU est toujours son candidat, elle se retire du processus électoral, tous ses représentants se retirent des bureaux des votes.

La COPA 2016 manque de stratégie conséquente : elle dit en quelques sortes : nous sortons du processus électoral avec tous nos représentants mais nous restons avec la candidature de Hama AMADOU. Un pied dans le processus électoral et un autre pied en dehors du même processus ! Ça donne du désordre !


Si les délégués de la COPA 2016 se retirent des différents bureaux de votes, comment cette dernière entend formuler des recours devant le juge électoral. Quel sens faudrait-il donner au maintien de la candidature de Hama AMADOU aux élections présidentielles de deuxième tour, du 20 mars 2016.
Il semblerait que certains membres de la COPA 2016 sont actuellement en campagne à l’intérieur du pays.


La problématique qui se pose : Comment concilier le maintien de la candidature de Hama Amadou avec celle de boycott actif des élections présidentielles du 2ème tour ?
La COPA 2016 s’enfonce dans un merdier ! Elle est entre le marteau et l’enclume !
Le dilemme qui se pose : le retrait de la candidature de Hama AMADOU, produirait- il l’effet escompté ? Pas certain, les dispositions règlementaires seraient appliquées en cas de désistement d’un candidat, d’une part, et d’autre part, est-ce – que le boycott actif enlèverait-il la légitimité et la légalité au processus électoral en cours ?


Et surtout que la candidature de Hama Amadou est maintenue ?
Il appartient aux spécialistes du droit constitutionnel de nous éclairer.
Est-ce qu’il ne s’agit pas ici d’un coup d’épée dans l’eau ?
A mon humble avis, un dialogue constructif entre les deux parties serait mieux qu’un boycott actif et la guerre des clochers.

Issoufou Boubacar Kado Magagi