Dans les années 90, avec la chute du mur de Berlin, les peuples d’Europe orientale et centrale se sont soulevés pour balayer les dictatures communistes. Au même moment, le discours de François Mitterrand au seizième sommet franco-africain de la Baule et les effets néfastes du Programme d’Ajustement Structurel (PAS) imposé par les institutions de Bretenwoods ont conduit les mouvements sociaux à s’organiser en Afrique en général et au Niger en particulier.

Dans notre pays, la lutte enclenchée par les scolaires nigériens réunis au sein de l’Union des Scolaires Nigériens (USN) un matin du 09 février 1990 et ses martyrs, ont indéniablement inspiré, motivé et galvanisé les citoyens nigériens à s’organiser et réclamer la démocratie et le multipartisme.

A l’époque, la ligne de démarcation était nettement distincte, il y’avait deux camps antagoniques qui se confrontaient. D’un côté il y’ avait les forces démocratiques qui aspiraient au changement et de l’autre il y’avait les forces rétrogrades qui voulaient maintenir le statu quo, qui n’est autre chose que la dictature militaire avec son Parti-Etat. Après l’inversion du rapport de force par le camp des  démocrates, le pouvoir abdiqua et autorisa la création des associations démocratiques et des partis politiques. C’était l’avènement du multipartisme intégral au Niger.

C’est tout naturellement et courageusement, que de jeunes camarades qui avaient marqué l’histoire de l’USN à des époques différentes se sont retrouvés et ont créé un parti dénommé Parti Nigérien pour la Démocratie et le Socialisme/PNDS-TARAYYA. Un parti qui a vite été étiqueté par certains nigériens comme étant un parti d’intellectuels. Un parti qui va rester groupusculaire, sans possibilité de grandir. Un parti de rêveurs détachés de la réalité, qui sont dans l’illusion de la conquête démocratique du pouvoir.

Malgré, toutes les médisances et les calomnies sur le PNDS, ses dirigeants et ses militants, le parti a poursuivi son petit bonhomme de chemin. Rien, ni personne ne pouvait décourager les camarades. C’était sans compter avec leur clairvoyance, leur respect de l’éthique politique, leur force morale sans défaillance et leur persévérance.

De la création du parti à nos jours, nos camarades ont de tout temps fait preuve de détermination, d’abnégation  dans les différentes luttes démocratiques au Niger. Notre engagement de lutter aux côtés des classes sociales les plus modestes s’accentue d’avantage, nos valeurs de justice sociale, d’égalité, de solidarité et d’humanisme ont toujours été intactes.

C’est ça qui nous a valu l’admiration et la confiance de plus en plus croissantes de nos concitoyens. Nos prouesses électorales sont dynamiques et nos scores dans les différentes compétitions électorales sont illustratifs et parlent d’eux-mêmes. Notre parti qui était la risée de certains au tout début est aujourd’hui devenu leur fierté. Nos détracteurs sont devenus nos admirateurs.

A la tête de notre parti il y’avait notre camarade Issoufou Mahamadou jusqu’à son élection à la magistrature suprême. C’est un fédérateur, un rassembleur qui ne jette jamais l’éponge. Contrairement, à d’autres dirigeants de partis politiques, il n’a jamais cherché des raccourcis pour arriver au pouvoir. Il a toujours su et cru que le combat politique est une lutte de longue haleine. Ce qui lui a valu d’être là où il est présentement. Pourtant, qu’est-ce que les mauvaises langues n’ont pas prédit et dit à propos de notre parti et de notre candidat, il y’en a qui ont poussé l’outrecuidance jusqu’à dire que : « Issoufou Mahamadou ne sera jamais Président de la République du Niger ». Au vu de ce qu’il  a fait pour notre pays et de ce qu’il compte faire de plus et de mieux, incha Allah, sa réélection à la présidence de la république du Niger ne pose aucun doute.

Nous voulons tout simplement que nos adversaires s’efforcent de faire preuve d’un peu d’honnêteté et d’objectivité pour observer, que pendant que notre parti grandit et se renforce, les leurs s’effritent  et se réduisent comme peau de chagrin. Bien sûr que leur dernière trouvaille et excuse, c’est de nous accuser de concassage, ils refusent d’admettre, que les causes de l’émiettement de leurs formations politiques sont endogènes, elles sont loin très loin d’être exogènes, oser le penser et le clamer c’est faire preuve de myopie politique et d’incapacité d’assumer ses responsabilités. Pendant que nous, nous faisons de la politique, nombreux sont parmi eux qui font la politique de l’autruche. La politique c’est ni de la géomancie, ni de la prestidigitation. C’est un engagement, il faut s’armer de beaucoup de courage, d’endurance, et de don de soi.

Quoi de plus normal que le PNDS TARAYYA et son candidat se trouvent à la place enviable où ils sont aujourd’hui et qui suscite toute la hargne et la haine  de nos adversaires et leur fait de la peine. Nous avons consenti beaucoup de sacrifices pour être là où nous sommes. Nos victoires sont la consécration de nos efforts. Ce n’est pas un mal ou une faiblesse que de « rendre à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu ». Ils doivent admettre le jeu démocratique, ce n’est pas de l’inimitié, ça leur permet de s’amender et de rebondir. Dans notre pays, plus l’opposition est forte, plus notre démocratie est viable et dynamique. C’est tout à notre honneur.

Quant à nous, nous devons beaucoup plus nous appuyer sur l’humilité et la solidarité  en notre sein et procéder assez souvent à une introspection, c’est le seul gage du renforcement et de la pérennité de notre parti.

Abdourahaman Zakaria