Au Niger occuper une fonction officielle signifie-t-il une retraite dorée par rapport à son activité ou profession initiale ? L’on est tenté de l’affirmer face à la réalité. Combien sont-ils enseignants, agronomes ou cadres de l’administration à quitter définitivement leur métier juste pour avoir été nommés par décret ?

C’est avec plaisir que nous avons appris que Salou Gobi, journaliste et ex ministre sous Tandja avait repris sa robe de reporter à l’ORTN. Du moins, il est revenu à la maison mère, disponible et prêt à servir son pays.

Un jeune confrère nous a confié tout son bonheur d’apprendre avec son  doyen Salou Gobi. C’est un exemple à suivre. Un modèle de valeurs à promouvoir sous cette ère de renaissance culturelle.

Ailleurs, on voit des anciens responsables au sommet de l’Etat servir leur pays à des positions bénignes. Qui n’a pas aimé cette image d’Ahamadinedjad, l’ex président iranien dans son bus pour aller donner des cours à l’université ?

Nicéphore Sogolo au Benin, comme Jacques Chirac a Paris, avait servi à la mairie de Cotonou après avoir été chef de l’Etat. Au Nigeria voisin, Obasanjo est aujourd’hui un des plus grands fermiers de poulets du pays.

 A quand la fin de ce complexe au sein de la classe politique nigérienne ? Au bilan du ministre de la Renaissance culturelle, Assoumana Malam Issa les nigériens feront la part des choses. En attendant, nous disons simplement mention spéciale à notre confrère Salou Gobi.

EMS