« Les envois de fonds des migrants constituent une source importante et relativement stable de revenu pour des millions de familles, mais aussi de réserves de change pour de nombreux pays en développement (…) » (Augusto Lopez-Claros,2016)
Contrairement à l’Afrique subsaharienne qui a connu une croissance modeste de 1 % des envois de fonds en 2015, toutefois supérieure au résultat de 0,2 % en 2014, notre pays a enregistré une stagnation. Selon les prévisions de La Banque Mondiale (2016), « les transferts d’argent dans la région devraient s’intensifier et passer de 35,2 milliards de dollars en 2015 à 36 milliards cette année, soit une hausse de 3,4 % ».
Traditionnellement, les fonds de migrants nigériens se traduisent sous forme d’assistance familiales, servent à financer des projets éducatifs (construction d’écoles), ou des œuvres caritatives (sociales) : aider les populations frappées par des catastrophes naturelles, financement des infrastructures de soin, etc. Actes certes louables et qui doivent s’inscrire dans la durée.
Cependant, il existe aujourd’hui au Niger de nombreuses opportunités d’investissement. Beaucoup de start-up “fleurissent” dans les quatre coins du pays et ont un besoin de financement important. Il serait temps que la Diaspora s’organise pour apporter un soutien financier conséquent.
Rappelons enfin que les fonds envoyés par la diaspora nigérienne ont représenté 146 millions de dollars américains (soit 1,8% du PIB), contre respectivement 396 millions de dollars américains (3,2% du PIB Burkinabé) et 895 millions de dollars américains (7,4% du PIB malien) pour ses homologues burkinabé et malienne, en 2014. Différences notables pouvant s’expliquer principalement par l’importance de ces deux communautés à l’Etranger. En Europe notamment.
ADAMOU LOUCHÉ IBRAHIM