Poursuivant sa série de rencontre avec les partenaires œuvrant dans le domaine des logements pour partager avec eux la politique du Gouvernement en matière de logements sociaux à travers le Programme de la Renaissance II, le ministre des Domaines et de l’Habitat, M. Moctar Kassoum a rencontré, vendredi dernier, les représentants de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Niger (CCIN). Cette rencontre d’échanges et d’information avec ses partenaires, notamment les opérateurs économiques, vise à les inciter à s’intéresser à la question de l’habitat afin d’accompagner le Gouvernement à atteindre ses objectifs en matière de logements sociaux. En effet, le Programme de la Renaissance II vise à assurer un logement et un cadre de vie décente et à moindre coût à travers la construction de 5000 logements sociaux par an.

L’objectif visé est de réaliser 5000 logements par an sur l’ensemble du territoire. Ainsi pour atteindre ces objectifs le ministre a entrepris depuis quelques semaines plusieurs actions. Parmi elles, le suivi du dossier de création de la Banque de l’Habitat du Niger, la conduite du processus de création d’un Fonds National de l’Habitat et la consultation des acteurs intervenant dans le sous-secteur de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Construction.

Dans ce cadre, des consultations avec les acteurs, après les promoteurs immobiliers et les ordres des professionnels, le Fonds de Solidarité Africain(FSA), « j’ai retenu d’échanger avec les opérateurs économiques affiliés à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Niger pour explorer ensemble les voies à travers lesquelles vous pouvez directement accompagner notre Gouvernement pour la réalisation de son programme de construction de logements», a dit le ministre en charge de l’Habitat dans son mot introductif. Selon lui, la première idée qu’ils ont eue est celle de la réalisation d’une cité de 1000 logements en partenariat avec un collectif d’opérateurs économiques nigériens solvables engagés à soutenir cette louable action du Gouvernement inspirée de la vision hautement sociale transcrite dans le Programme de la Renaissance II. A travers ce partenariat, chaque opérateur (volontaire) s’engagera à construire un nombre déterminé de logements dont 90% de logements sociaux à céder en location-vente et 10% de logements de standing qu’il commercialisera à sa guise. L’Etat pour sa part y affectera des terrains viabilisés et exonéra l’opération.

Ainsi, précise M. Moctar Kassoum, les obligations des parties pourraient être pour l’Etat, d’une part à mettre à la disposition de l’opérateur des terrains viabilisés. Mais la
viabilisation peut intervenir avant ou après le démarrage des travaux par l’opérateur puis à l’Etat d’accorder des exonérations fiscales sur les importations des matériaux de construction des matériels et les équipements entrant dans le cadre de l’exécution du projet conformément à la règlementation en vigueur. Ensuite, l’Etat va appuyer au plan administratif et technique les efforts de l’opérateur économique et enfin garantir au promoteur le recouvrement des échéances de location-vente des logements sociaux en relation avec les banques et établissements financiers particuliers. D’autre part, l’opérateur économique va créer dans un délai de deux semaines, une société si l’intéressé n’a pas ce statut mobiliser les ressources nécessaires à la construction du nombre de logements convenu ensuite mettre à la disposition du Ministère des Domaines et de l’Habitat toutes les preuves de ses capacités financières certifiées par les banques ou établissements financiers agrées et enfin de signer une convention de partenariat avec l’Etat pour la réalisation du nombre de logements convenus. Aussi l’opérateur économique fera des propositions techniques et financières relatives à la réalisation du projet. Les propositions seront soumises à l’approbation des services compétents puis il va construire les logements selon les règles de l’art et garantir la qualité et les performances techniques des matériaux de construction. Interviendra le respect des prix plafonds de cession fixés de commun accord pour les logements sociaux, toutefois, le promoteur est libre de fixer les prix des logements de standing.

Pour sa part, le président de la Chambre du Commerce et d’Industrie du Niger a indiqué que si toutes les dispositions sont réunies, concernant ce programme de l’habitat, les opérateurs économiques de notre pays sont disposés à accompagner le Gouvernement pour l’atteinte des objectifs qui sont fixés en matière de promotion de l’habitat dans notre pays. Il a réaffirmé la disponibilité de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Niger à conjuguer ses efforts avec ceux de tous les acteurs de la vie économique, pour accompagner le Gouvernement dans sa noble mission.

Mamane Abdoulaye(onep)
lesahel.org