Aujourd’hui Mercredi 29 juin, le Conseil de Sécurité des Nations-Unies a augmenté de 2.500 hommes environ les effectifs de la force de l’ONU au Mali (Minusma), en butte aux attaques des jihadistes dans le nord du pays. En  dotant la Minusma d’un mandat plus offensif pour protéger les civils et son personnel, le Conseil de sécurité vient de donner suite à la demande constante du président Issoufou Mahamadou qui a mené une offensive diplomatique en France et en Allemagne pour que la MINUSMA ait un mandat offensif.

Cette résolution, préparée par la France a été adoptée à l’unanimité par les 15 pays membres du Conseil de Sécurité. Et on a entendu publiquement le plaidoyer du président de la République, du reste une demande inhérente à la diplomatie d’avant-garde du Niger sur la lutte contre le terrorisme. L’on se souvient récemment dans la déclaration conjointe Hollande/Issoufou à l’occasion de la visite d’Etat d’Issoufou en France, le président français disait ceci : « De la même manière, Barkhane se déploie partout dans la région et encore ces derniers jours au Mali, parce qu’il y a cette tentative toujours répétée des groupes terroristes de faire en sorte que le nord du Mali puisse être déstabilisé ».

Et la résolution précise que désormais les soldats français présents au Mali et au Sahel sont « autorisés à prêter main forte aux Casques bleus quand ceux-ci font face à une menace grave et imminente », apprend-on. Ainsi donc l’effectif des Casques bleus passe à 13 289 soldats et 1 920 policiers. Une très bonne nouvelle pour le Mali et ses voisins car les terroristes ont tiré un  avantage certain par le passé du caractère non offensif des soldats de la MINUSMA.

Tiemago Bizo