Le leadership c’est le sacrifice. Se sacrifier pour les autres.  Rendre les gens heureux. Servir. Apporter la joie aux autres. Faire avancer les bonnes causes. Ce sont là des dimensions du leadership enseignées par des grands maîtres en développement personnel. Et c’est connu : on retient des grands leaders du monde ces valeurs de renoncement, de sacrifice au profit des autres. Des prophètes aux hommes politiques, l’histoire retient qu’un homme politique est suivi, vénéré lorsqu’il incarne certaines valeurs. L’on sait également dans ce sens que : « La confiance se gagne quand les promesses se tiennent ».

Il est des vertus, en effet, qui ne se font respecter que par la force de l’impression de l’exemple. Donner de bonnes leçons sans prêcher d’exemple, sans tenir promesse c’est le moyen le plus sûr pour décevoir, se faire rejeter par les individus comme par le peuple.

Aujourd’hui de l’intérieur même du système, parlant de l’avènement du PNDS Tarayya au pouvoir, l’on entend dire que ‘’les fruits n’ont pas tenu la promesse des fleurs’’.  En d’autres termes, il y a un hiatus entre les attentes des gens et la gouvernance du PNDS. Et ce, avouons-le,  du fait des attitudes et actes posés par quelques-uns parmi les cadres de ce parti promus à des plus hautes fonctions de l’Etat.

Ceux-là qui ont pensé que l’alternance veut dire simplement remplacer une équipe et perpétuer ses vices et mauvaises pratiques. Ceux-là qui ont abusé de la confiance du président de la République. Ceux-là qui se sont servis au détriment du peuple. Ceux-là qui, corrompus par le pouvoir, ont oublié que le PNDS Tarayya est bâti sur des valeurs sûres : la justice, l’égalité, l’intégrité, la solidarité, la dignité, etc.

Qui aurait cru que des cadres bon teint PNDS allaient céder à l’enrichissement illicite, au trafic d’influence, à la corruption de sorte qu’aujourd’hui si le président de la République doit aller jusqu’au bout de l’opération dite  ‘’Maiboulala ‘,’ à coup sûr des personnalités PNDS prendraient des fessées.

Mais pour revenir aux valeurs,  il faudrait admettre que sous la gouverne socialiste, au Républicain, on aurait voulu voir le respect de certaines normes : par exemple lorsque des personnalités ont été mises en cause par un journal, au lieu d’arrêter les journalistes – nous avons été victimes de cette mauvaise recette – il incombe bel et bien à ces personnalités de prouver leur innocence s’ils ne se reprochent rien. On aurait voulu  que ces personnalités qu’on accuse à tort ou à raison d’aller au parlement pour se forger une immunité pour avoir géré que leur gestion soit passée au peigne fin. Comment admettre dans l’affaire du concours de la fonction publique que le ministre sortant mis en cause par ses collaborateurs échappe  aux mailles de la justice ? Que dire de ces ministres PNDS sortants qui auraient engagé des dépenses sur le budget 2016 voire 2017 ?

Heureusement que tout le monde n’est pas comme tout le monde : il existe encore ces cadres qui incarnent les valeurs du PNDS. Ceux qui prêchent la vertu par l’exemple. Ceux-là que les opérateurs économiques n’ont pas réussi à corrompre. Ceux qui ont la nette conscience que certaines mauvaises pratiques sont indignes d’eux. Ceux-là peuvent rappeler aux renégats ce trait d’esprit du père du socialisme français, Jean Jaurès : « C’est nous qui sommes les vrais héritiers du foyer des aïeux ; nous en avons pris la flamme, vous n’en avez gardé que la cendre. .»  Il faut tirer le chapeau à ces camarades qui ont juré ne pas trahir la confiance du président de la République et … du peuple nigérien.

EMS