Kandadji ou le rêve de tout un peuple. On a entendu ce slogan parce que le barrage hydro-électrique de Kandadji était un vieux rêve pour les Nigériens. En effet, depuis 86 ans, comme l’a rappelé le vice-président de la Banque Africaine de Développement (BAD), chef de file des partenaires techniques et financiers du barrage de Kandadji, les Nigériens attendaient cette infrastructure qui devrait leur permettre de créer les conditions de sécurité alimentaire, de production énergétique et de renforcement des écosystèmes de la zone.

86 ans, ça suffit, tel semble être aujourd’hui le, leitmotiv du gouvernement qui a convoqué, mardi 12 juillet dernier, à Niamey, la réunion de haut niveau des partenaires intéressés par la mise en œuvre de Kandadji. Tous les partenaires étaient là : Banque Africaine de Développement, Banque mondiale, Agence Française de Développement (AFD), Fonds OPEP, Autorité du Bassin du Niger, Fonds Saoudien de Développement, Banque Arabe pour le Développement Economique de l’Afrique (BADEA), Banque d’investissement de la CEDEAO, Banque Islamique de Développement, Fonds Koweitien de Développement. Tous ces partenaires ont annoncé leur engagement à accompagner le Niger dans la concrétisation de cette infrastructure.

La réunion présidée par le Premier ministre Brigi Rafini a été l’occasion d’échanger et de s’entendre sur le choix de la côte de retenue normale du barrage, les modalités de sécurisation foncières des populations, le chronogramme global du Programme, le calendrier de mise en place des financements complémentaires et les intentions de participation au financement du plan d’action de réinstallation de la 2è vague des populations y compris au Mali.

Tirant les conclusions de la réunion, Brigi Rafini a noté des avancées importantes enregistrées avec la levée des derniers obstacles comme la détermination de la côte qui est fixée à 228 mètres comme voulu par le Niger. Bientôt l’appel d’offres pour  les travaux de génie civil sera lancé.

Pour le vice-président de la BAD, Janvier Litsé, il a annoncé que la célérité doit être de mise dans la réalisation des études des travaux et appelé les partenaires à être ambitieux sous le leadership du gouvernement nigérien.

Le barrage de Kandadji est un programme destiné aux générations actuelles et futures. C’est pourquoi, le président Issoufou s’est engagé à tout mettre en œuvre pour sa réalisation, a conclu le Premier ministre.

O. Sanda