La présidence du Niger a fait le plein de journalistes dimanche soir 3 juillet à l’heure de la rupture du jeûne du ramadan. Pourtant, samedi, le responsable de la maison de la presse avait appelé les journalistes nigériens à boycotter la cérémonie organisée pour l’occasion au palais présidentiel en présence de Mahamadou Issoufou afin de protester contre la menace sur la liberté de la presse.

L’appel au boycott du responsable de la maison de la presse n’a pas été entendu par les médias nigériens. Presque tous ceux qui ont reçu la carte d’invitation de la présidence ont répondu présents. « Il me semble que ceux qui ont appelé à ce boycott ne sont pas réalistes, estime Mahamadou Souleymane, rédacteur en chef du journal Le Républicain. Ils auraient dû venir échanger avec le président de la République. »

Pour Grémah Boucar, du groupe de radio et télévision Anfani, la maison de la presse ne peut pas leur imposer ce boycott. « C’est la plus haute personnalité du pays qui invite pour la rupture du jeûne dans un mois de ramadan, un mois de pardon, souligne-t-il. Il y a anguille sous roche, mais surtout Baba Alpha, ce n’est pas à lui de nous donner ce mot d’ordre. »

Sourire aux lèvres, la présence de près de 200 journalistes invités réjouit la ministre de la Communication Amina Moumouni. « Comme vous pouvez le constater, la majorité des associations socioprofessionnelles des médias est présente. Vous voyez bien, la plupart des journalistes et des gens des médias sont là », insiste-t-elle.

Enfin, à tous ceux qui affirment que la liberté de la presse est menacée au Niger, le président du Conseil supérieur de la communication, Abderrahmane Ousmane répond ceci : « C’est une vue de l’esprit que de penser qu’au Niger la liberté de la presse est menacée. »

RFI.FR