Un séminaire gouvernemental, le premier du genre pour la mandature en cours, s’est tenu les 30 juin et 1er juillet derniers dans la salle de réunion de l’hôtel Les Caraïbes. Ce que d’aucuns ont considéré comme les « universités d’été » du gouvernement de Brigi Rafini a eu pour centre d’intérêt la modernisation du travail gouvernemental.

Le choix de ce thème est guidé par le souci du Premier ministre de traduire dans les faits la triple exigence de modernisation (sociale, politique et économique) portée par la Déclaration de Politique Générale (DPG) de son gouvernement adoptée par les députés, le 10 juin dernier. La DPG, faut-il le rappeler, est la traduction opérationnelle du Programme de Renaissance II sur la base duquel le président Issoufou Mahamadou a été réélu en mars dernier.

Il faut moderniser le travail gouvernemental pour mieux assurer cette triple exigence de modernisation. Pour le Premier ministre, chef du gouvernement, la mise en œuvre effective des engagements du président de la République passe par l’efficacité du travail gouvernemental. Il s’agit donc d’édifier les membres du gouvernement afin qu’ils soient véritablement en ordre de bataille tout au long de ce second mandat.

En situant le contexte de ce séminaire, le secrétaire général du gouvernement, Gandou Zakara, est revenu sur la modernisation sociale, politique et économique. L’une des conditions pour que cette modernisation soit, c’est que les membres du Gouvernement parlent le même langage pour former une équipe. Il est attendu d’eux un esprit de collégialité, de solidarité, de responsabilité et de cohérence.

Pour atteindre cet objectif, il faut que tous les ministres soient au même niveau d’information au-delà des secteurs particuliers qui les concerne, a-t-il ajouté.

Ce séminaire a permis le renforcement des capacités des ministres sur les fonctions de ministre, les exigences de l’équipe gouvernementale, la communication gouvernementale, le Programme de Renaissance, la Renaissance culturelle, l’Initiative 3N, le transfert des compétences aux collectivités comme condition de la gouvernance locale, la Stratégie de Développement Durable et de Croissance Inclusive (SDDCI-Niger 2035) et le suivi de l’action gouvernementale.

Tirant la synthèse des travaux, le Premier ministre a indiqué que les ministres se doivent de prêcher les valeurs. Celles-ci ont pour noms : solidarité, discrétion, loyauté aux institutions de l’Etat et au président de la République, élu par le peuple, et discipline. Les dirigeants ont l’obligation de donner le bon exemple en tous temps, en tous lieux et en toutes circonstances.

Pour Brigi Rafini, les ministres doivent se comporter en serviteurs de l’Etat. Leurs actions doivent être portées par l’intérêt général, l’intérêt du peuple nigérien. Enfin, ils se doivent de poser des actes, de bons actes, et aller au-delà des discours. Car aujourd’hui, les citoyens sont très exigeants. Ils attendent plutôt des actes qui transforment leur quotidien.

Le Premier ministre a aussi abordé la problématique de la communication gouvernementale. De nouvelles initiatives seront prises pour la renforcer et la dynamiser. La communication gouvernementale doit se caractériser désormais par la pertinence et la discrétion, qui sont des conditions de son efficacité, a-t-il conclu.

Halidou Nouhou (Le Républicain No2084)