J’ai suivi avec étonnement le déclenchement de l’affaire dite  »Amadou Salifou », l’ex président de l’Assemblée nationale. Dans un article, Ibrahim Agali de Tamtaminfo l’a accusé d’avoir détourné plus de 700 millions. Une affaire qui rappelle la honteuse affaire du président Zuma en Afrique du Sud.

Dans ce pays, la plus haute juridiction avait sommé le magistrat suprême de rembourser les sommes indues. Il est tenu de s’exécuter là bas. Mais Amadou Salifou n’a même pas attendu qu’une action judiciaire soit intentée contre lui pour s’engager dans une communication huilée par medias interposés.

Il avait brandi comme pièce à conviction un droit de réponse publié par le président de la commission des finances et du budget, le député Adamou Namata qui a simplement voulu dire que sa commission n’a pas encore remis son rapport au président de l’Assemblée nationale.

Dans cette mauvaise communication entreprise par l’ex PAN, d’aucuns voudraient même insinuer qu’on voudrait l’opposer lui et son parti au président de la République en dépit du service rendu au régime en place.

Entre nous dans quel pays sommes-nous? Pourquoi les uns et les autres ne voudraient-ils pas assumer leurs turpitudes? Pourquoi dans une affaire de malversation financière voudrait-on procéder à un mélange de genres?

Nous ne cessons de rappeler cette norme : un homme politique digne de ce nom lorsqu’il est en cause dans une affaire de justice, son reflexe consiste à aller illico presto devant le juge pour se faire clean comme neige. Quand est-ce que nos hommes politiques traduiront ce principe universel en acte.

A notre humble avis c’est proprement contre-productif d’entretenir une polémique qui n’ a pas lieu d’être dans une affaire de justice. Il est grand temps que les communicateurs d’Amadou Salifou lui conseillent d’arrêter et porter plainte contre Ibrahim Agali ou attendre une éventuelle action judiciaire contre lui. Tout le reste n’est que perte d’énergie et …d’argent de la part de Sieur Amadou Salifou.

EMS