En ces temps de Renaissance culturelle, il y a bien de pratiques officielles qui doivent être revues et corrigées soit parce qu’elles ne sont plus de saison soit parce qu’elles sont héritées de la période d’exception. En tous les cas, il faut innover et moderniser. Une pratique retient aujourd’hui notre attention : les cérémonies officielles au départ et au retour du président de la République des visites à l’extérieur.

Imaginez le grand monde qu’il faut mobiliser pour cela : les présidents d’institutions de la République, les membres du gouvernement, les membres du cabinet du président de la République, présents à Niamey, les autorités de la région de Niamey, les chefs des Forces de défense et de sécurité. Ils sont tenus d’aller à l’aéroport. Quand c’est un aller-retour, c’est au moins l’équivalent d’une demi-journée que les présidents d’institutions, les ministres et toutes ces autorités civiles et militaires perdent dehors.

Pendant ce temps, des dossiers attendent d’être traités. Il est même arrivé que des ministres suspendent des activités importantes ou reportent des réunions pour cela.

Souvent, ce sont les techniciens qui ne sont pas capables de mutation. Sinon, on se rappelle que le président de la République a, dans son discours d’investiture, en 2011, insisté sur la gestion du temps, cette denrée importante que nous gaspillons sans souvent nous rendre compte. Sur la gestion du temps, on sait que sa philosophie est toujours la même parce que la Renaissance culturelle qu’il prône, c’est aussi la gestion rationnelle du temps.

Ne serait-il pas mieux de simplifier ces cérémonies, en conviant seulement le Premier ministre avec 2 ou 3 ministres ? Pendant ce temps, les autres vont s’occuper des dossiers de l’Etat.

TB