Le Président du parti Mouvement démocratique pour le Renouveau (MDR Tarna)  Dr Adal Roubeid a été récemment accusé par Jeune Afrique d’inciter les jeunes touaregs à se soulever contre le Niger lors d’un récent séjour en terre libyenne. L’intéressé a démenti avoir tenu de tels propos en affirmant à travers un communiqué de son parti que ses propos ont été mal interprétés par Jeune Afrique. Ce qui nous amène à poser cette question lancinante : pourquoi Jeune Afrique  cherche-il à semer la zizanie à la 7ème République pourtant assez bienveillante avec lui en rackettant nos sociétés d’Etat au détriment de la presse nationale. Et d’ailleurs c’est comme qui dirait par devoir d’ingratitude que le business de Béchir Ben Yahmed vient de remercier notre pays en publiant en même temps un dossier  sur Niger. Jeune Afrique cherche-t-il à faire pression sur les autorités nigériennes  afin d’obtenir de nouveaux contrats ? La question mérite d’être posée car selon le site Mediapart, Jeune Afrique utilise des moyens peu orthodoxes pour se remplir les poches surtout en Afrique noire.

 Le communiqué officiel du MDR Tarna souligne que cette formation politique « a pris connaissance du contenu d’un article de Jeune Afrique qui reprendrait certains propos du Docteur Adal RHOUBEID, Président de MDR TARNA. Ces propos ont été mal interprétés par le journal. Les objectifs du voyage de notre président en Libye sont connus de tous : promotion de liens de fraternité et d’amitié avec la Libye, la gestion délicate de la question de l’immigration clandestine et le contrôle de nos frontières par un dialogue permanent. Le journal Jeune Afrique a en effet mal interprété mes propos».

Il faut dire que ce n’est pas la première fois que Jeune Afrique fait du tort à une personnalité politique nigérienne quand on se rappelle que Bazoum Mohamed président du PNDS Tarayya a été également injustement accusé par ce journal (sous la plume du même journaliste) qui lui avait attribué des propos assez graves portant sur l’unité de l’armée et sur l’éclatement du MNSD Nassara. Le journal s’est par la suite excusé. Mais l’épisode d’Adal Rhoubeid prouve cependant que Jeune Afrique poursuit son travail de sape pour une raison encore obscure à ce jour.  Son mauvais reflexe avec à la clé des contrats mirobolants avec les dirigeants africains.

Ainsi selon une enquête de Mediapart publié en février dernier et intitulée «Jeune Afrique: Racisme, chantages, escroquerie, mercenariat, rackets…perquisitions d’une maison close… », «  Au Cameroun, un contrat pour la somme de 650 millions de FCFA à verser chaque année permet au régime de Paul Biya de bénéficier d’un traitement de faveur. Cette somme a été payée pendant 4 ans. Après le refus du Président camerounais de payer, J.A a pondu un dossier pour zapper et critiquer Paul BIYA ».  Selon toujours Mediapart « Au Sénégal, de vives tensions avaient opposé le régime de Diouf à BBY au sujet de la couverture de la crise qui a opposé le Sénégal à la Mauritanie en 1989. Les premiers papiers de J.A étaient une véritable lapidation médiatique du régime de Diouf. L’élite sénégalaise avait bien compris que BBY avait choisi le camp de ses frères arabes. Le régime de Diouf paniqua et envoya une délégation pour négocier à coups de millions de FCFA ».Et dans la même lancée le site explique que « le cas du Tchad peut se résumer à la personne du Président Habré, à son combat contre Khadafi et à la position de BBY. La façon dont BBY, un vieillard de 83 ans s’occupe personnellement, avec une haine féroce, à démolir l’image d’Hissein Habré (HH), a poussé ses propres collaborateurs noirs africains à s’interroger sur cette attitude raciste ». Toujours  selon Mediapart « Au Rwanda, pendant longtemps, le régime de Juvenal Habiarimana a signé d’importants contrats publicitaires, J.A a fait des affaires en or avec les auteurs du génocide. Désormais, on fait la cour à Kagamé, signature d’un contrat de 350 000 dollars, François Soudan exalte Paul Kagamé, désormais décrit comme ayant fait de son pays un paradis sécuritaire etc. » Les exemples ne s’arrêtent pas là car selon le site « Le Gabon d’Ali Bongo Ondimba a refusé d’assurer les fins du mois de l’hebdomadaire qui selon certains, le faisait sous Omar Bongo. Aujourd’hui, notre pays est sous la menace et les critiques de ce grand business qui a fait sa fortune dans l’intimidation, l’escroquerie, le racisme et la haine. Pour Médiapart, J.A reste un excellent outil d’endoctrinement des populations noires africaines au service de la France en Afrique (Françafrique) et qui a pour seule loi: «obéir ou mourir».

Voici ainsi mis à jour les agissements peu orthodoxes de ce journal qui s’évertue à chercher des poux sur le crâne rasé d’un Niger dont les autorités font assez d’efforts pour assurer la paix et sécurité de leurs concitoyens.

Ibrahim B. (Le Républicain no 2095)