Contactée par nos soins, l’honorable députée Mme Ali Mariama Ibrahim, ex ministre de l’enseignement primaire, de l’alphabétisation, de la promotion des langues nationales et de l’éducation civique confirme notre version des faits qui fait cas de vente des établissements Bédir à un franc symbole. Il n’y a pas eu vente nous a-t-elle confié : «  parce qu’il n’y a pas eu de transaction financière ».

 Les fondateurs de l’école Bédir ont certes été contactés par des opérateurs privés qui voudraient bien acheter leur Ecole mais ils ont préféré trouver un modus vivendi qui leur a permis de changer de statut à leur Groupe pour confier sa gestion à trois nigériens dont Mme Ali Mariama sur la base de la confiance placée en eux par les fondateurs des établissements tenus à ne pas contrarier les relations entre la Turquie et le Niger.

La députée Mme Ali Mariama Ibrahim de commenter : « même si c’était à vendre je crois être assez crédible pour accéder à cette école soit via mes frères qui disposent des moyens pour m’aider soit par le biais d’une banque de la place ». Et d’ajouter : « en acceptant d’être associée à la gestion de cette école qui était en passe d’être fermée, je n’ai agi que dans le seul intérêt de préserver cet établissement qui fait la fierté de nos enfants ».

Et notre parlementaire estime avoir fait ses preuves pour l’école nigérienne en honorant pendant cinq (5) ans la confiance placée en elle par le Président de la République et le Premier ministre. Sous la responsabilité de Mme Ali Mariama c’est plus de 10 000 classes qui ont été construites. Cinq ans durant, elle avait fait du dialogue social à l’endroit des partenaires de l’école son cheval de bataille. Et sous sa gouverne, apprend-on,  les contractuels de l’éducation ne connaissaient pas d’arriérés et d’incertitude à la différence de la situation actuelle.

Pour revenir à cette affaire de l’école Bédir, il faut souligner qu’en dehors de la Somalie aucun pays n’a jusqu’ici fermé les écoles Bédir à travers le monde. Nous osons espérons que le gouvernement du Niger ne cèdera pas à cette mesure impensée du gouvernement turc qui vise à fermer des hôpitaux, universités et écoles sur la base d’allégations infondées.

En un mot comme en mille, la députée Mme Ali Mariama Ibrahim apporte un cinglant démenti aux allégations selon lesquelles elle aurait acheté les établissements Bédir. Pour notre part, nous avons tenu à vérifier cette information dans le souci d’apporter une saine information à l’opinion publique. Ceux qui feignent d’ignorer qu’on ‘’fait la science toujours avec les faits’’ nous en veulent à tort. Eh bien au nom du droit du public à l’information (saine), nous tenterons autant que faire se peut de mettre les propagateurs de fausses nouvelles hors d’état de nuire. L’on comprendra tôt ou tard le caractère pédagogique de notre initiative…pour une presse de qualité au Niger.

EMS