Lorsque les plus hautes autorités avaient demandé à la Haute Autorité de Lutte contre la Corruption et Infractions assimilées (HALCIA) de recenser et identifier les enseignants contractuels, d’aucun se sont gaussé du pouvoir voyant en cela un machin de plus pour faire chanter des syndicats.

Mais à entendre les irrégularités et autres monstruosités révélées par la HALCIA, les Nigériens se rendent à l’évidence que le jeu en vaut la chandelle. Déjà le résultat provisoire concernant cinq régions seulement fait état de plus trois (3) milliards volatilisés au détriment de l’Etat !

A bien suivre le Vice-président de la HALCIA, M. Salissou Oubandama on peut dire sans conteste qu’un coin du voile vient d’être levé sur ce qu’il faudrait appeler désormais le contractuelgate tant ce scandale est préoccupant non seulement en spoliant les ressources publiques mais aussi et surtout en sapant le fondement de notre société en ce sens qu’il relève du domaine sensible de l’éducation.

Si le pourrissement a atteint ce milieu qui doit incarner les vertus que dire alors des autres pans de la cité ? Certes la HALCIA a eu le sens de la répartie en  n’imputant pas seulement la responsabilité aux enseignants contractuels dans un système assez complexe, mais les attentes des Nigériens c’est la suite à réserver au traitement de ce dossier.

Les Nigériens sont témoins d’autres révélations aussi fracassantes que celle-ci mais le laxisme voire l’inaction du parquet ne motive guère à un optimisme béat. La chose la mieux partagée face à la  justice nigérienne, c’est la méfiance. Gageons que la profession de foi du Vice-président de la HALCIA (à savoir que sur toute la ligne les sanctions tomberont) soit une réalité. Autrement l’état de putréfaction très avancé du pays annonce déjà… la décomposition du corps social.

EMS