Le weekend dernier, dans une brève, nous rapportions la disponibilité de l’ex ministre d’Etat en charge des mines, M. Omar Hamidou Tchiana pour la manifestation de la vérité dans l’affaire Samuel Mebiane. Dans son No 894 du 5 septembre 2016, notre contre L’Évènement est revenu sur cette affaire avec des détails très instructifs pour tous ceux qui se soucient de la bonne gouvernance dans notre pays.

A la vérité, le FBI ne vient que confirmer un travail d’investigation déjà abattu par Moussa Aksar et ses collaborateurs du Consortium. Intitulée ‘’Fatal Extractions’’, cette investigation a été menée en collaboration avec African Network of Center for Investigative Reporting (ANCIR) et le Consortium international de journalistes d’investigation (ICIJ). Le mérite de l’article de L’Évènement (à lire absolument) c’est de donner des informations précises autour de cette affaire notamment sous le régime Tandja Mamadou comme sous Issoufou Mahamadou.

De prime abord, notre confrère Moussa Aksar nous informe : « Comme au pays de l’Oncle Sam, on ne badine pas avec la prédation des fonds d’investissements, les fédéraux américains qui auraient ouvert récemment un bureau à Niamey, demandèrent à l’Etat nigérien de collaborer avec leurs services pour châtier les responsables nigériens corrompus, comme le précise ce rapport étalé sur la période 2007-2012. La lecture de ce dernier, ajouté à notre enquête réalisée le 6 août 2015 sur la corruption érigée en mode de gouvernance pour obtenir des permis miniers en Afrique (Fatal Extractions), menée en collaboration avec African Network of Center for Investigative Reporting (ANCIR) et le Consortium international de journalistes d’investigation (ICIJ), l’on peut scinder ce dossier en deux chapitres. Celui de la corruption de l’entourage  de l’ex président Tandja Mamadou avec en toile de fond, l’affaire Ibrahim Hamidou (qui n’est que la partie visible de cet iceberg mafieux), mais également celui de la Renaissance acte 1. C’est pourquoi, la justice nigérienne qui a posé le coude sur la décision en date du 4 mars 2014 de la Cour d’Appel de Niamey, demandant au juge correctionnel de poursuivre certaines personnes citées par le FBI, doit pour son honneur se ressaisir et travailler de concert avec les juges fédéraux américains pour rendre gorge aux personnes impliquées dans « MEBIAME GATE ». Il y va de la crédibilité du Niger.” Et comme pièces à conviction, Moussa Aksar publie en encadré des documents en fac simulé et aussi … l’ Arrêt n° 78 du 4 mars 2014 de la Chambre d’accusation de la Cour d’Appel de Niamey non exécuté.

En somme en un laps de temps,  c’est deux scoops que notre confrère Aksar vient d’offrir au parquet de Niamey. Et ce journaliste d’investigation d’exprimer ses veux en ces termes : «La balle est donc dans le camp de la justice nigérienne et surtout du procureur de la République qui, au nom de la justice et de l’image du Niger, doit ouvrir une enquête pour situer les responsabilités. Dans un premier temps, il doit, comme lui a demandé  le juge supérieur dans sa décision du 4 mars 2014, juger ceux qui ont fait de la corruption leur sport favori sous l’empire du « tazarché » et dont la plupart, pour échapper aux mailles du filet de la justice, ont très vite arboré les couleurs roses. Les regards sont donc tournés vers le magistrat suprême qui doit livrer son conseiller Mohamed Abdoulahi, mais aussi, instruire les services compétents pour diligenter une enquête pour connaitre qui sont les responsables nigériens qui ont renouvelé les 6 permis de la société corruptrice. »

Encore une fois, mention spéciale à Moussa Aksar pour cette nième contribution décisive à la lutte contre la corruption et à la promotion de la bonne gouvernance au Niger. ‘’CORUPTION DANS L’AFFAIRE «MEBIAME GATE» : Des personnalités nigériennes citées par le FBI’’ du No 894 du 5 septembre 2016 de L’Evénement est à lire absolument pour comprendre les dessous de ce scandale qui continue de défrayer la chronique.

EMS