Nous dénoncions récemment la démesure de l’opposition gabonaise qui ignorant les leçons de l’histoire de la Côte d’Ivoire avait axé sa campagne  sur l’acte de naissance d’Ali Bongo. Jean Ping, le diplomate s’est vite mué en ‘’animal politique’’ face à celui qui serait son fils. Ce matin écoutant cet ex manager de l’Union Africaine, dans une logique de victimisation, l’on ne peut qu’être surpris de l’entendre jeter la pierre sur la dynastie Bongo.

Franchement n’est-ce pas indécent pour Jean Ping pour avoir joué le rôle de la pierre d’angle au sein de cette famille dans son rapport avec le pouvoir ?  Jean Ping nous rappelle bien au Niger un certain Amadou Boubacar Cissé, qui dans une perspective de mauvais perdant avait entaché son image de marque : de l’homme pondéré et sage, il a glissé vers la pyromanie. Et comble de ridicule, Jean Ping est incapable d’appeler à l’apaisement tant sa perspective vise à forcer le destin.

Dans tous les cas, il faut un gagnant et un perdant. Et à notre humble avis Sieur Jean Ping a fait montre de mauvaise attitude dès l’entame du processus de dépouillement des résultats en s’autoproclamant président élu. Ce qui présage déjà ce conteste post électoral marqué par la violence. Un démocrate et de surcroit un diplomate se bat sur le terrain du droit pour faire prévaloir ses prétentions.

Quant à la situation politique proprement dite au Gabon, disons-le tout net, il n’est pas sûr que jean Ping incarnerait plus le changement qu’Ali Bongo. D’ailleurs ce dernier a fait montre de courage en mettant entre parenthèses les mauvaises pratiques de son défunt père. Les valises d’argent et bien d’autres gâteries envers la métropole, le jeune président Ali Bongo avait refusé.

Et l’on comprend aisément les malheurs d’Ali Bongo où sur toute la ligne la France s’était comporté comme qui dirait ‘’tout sauf Ali Bongo’’. Et c’est en ce sens qu’il faut dire que tout ce qui brille n’est pas de l’or : Jean Ping donne l’apparence d’un révolté, un homme plein de ressentiments qui n’a rien d’un révolutionnaire. Et sa complicité avec les anciens amis de Bongo en France pose la déroutante question de savoir s’il peut réellement faire mieux qu’Ali ?

Dans les cas, il y a une situation post-électorale à gérer : comme partout ailleurs ce n’est pas la violence qui fera le bonheur des gabonais mais bien la capacité des gabonais à se reprendre pour préserver les raisons d’être ensemble. Et à l’âge de Jean Ping vouloir se comporter comme un étudiant, ce serait vraiment un gâchis. Un leader doit savoir faire du sacrifice pour sauver ce qui peut l’être si tant est qu’il aime bien son pays.

Il serait bien curieux de demander à Jean Ping pourquoi aujourd’hui sur RFI a-t-il reconnu qu’Ali est un des Bongo ? C’est bien là un acte de mauvaise foi de passer tout son temps à dénoncer la forfaiture d’Ali Bongo et subitement après les élections vouloir admettre qu’il fait partie des BONGO. Il y a là un hiatus. Une contradiction dans les termes… dans les propos de Jean Ping.

EMS