Dans le cadre de ses  activités de mise en œuvre du  contrat conclu avec IMS et la Coopération Danoise,  l’Observatoire Nigérien Indépendant des Médias pour l’Ethique et la Déontologie (Onimed) a organisé le 02 octobre à la maison de la presse à Niamey, un atelier de    plaidoyer et de sensibilisation sur la mission de l’Onimed.  Les participants à cet atelier étaient  les directeurs de publication et rédacteurs en chef des organes de la  presse écrite publique et privée.

C’est le président de l’Onimed, M Oumarou Moussa qui a prononcé le mot d’ouverture de l’atelier dont le thème portait sur le plaidoyer et la sensibilisation sur la mission de l’onimed   dans le cadre  de la Co- régulation dans le  contexte sécuritaire préoccupant  et électoral.

Dans son discours d’ouverture de ces formations,  le président de l’Onimed, M. Oumarou Moussa  a d’abord rappelé le préambule du Code d’éthique et de déontologie des Journalistes nigériens, soulignant que « le  respect de la vérité  et le droit du public à l’information sont les principes fondamentaux du journalisme », et le  fait que « pour promouvoir et consolider les principes régissant l’exercice de la profession, tout journaliste est tenu de se soumettre à un certain nombre de devoirs ». Mais, il a  relevé aussi que « le respect desdits principes confère aussi au journaliste certains droits dont la jouissance est conditionnée par l’existence d’une presse libre, crédible et plurielle, pouvant assumer pleinement sa fonction de « gardienne » de la démocratie, mais aussi par des conditions de vie et de travail adéquates ». Par la suite, le président de l’Onimed, a déclaré que « dans le contexte  de dépénalisation des délits de presse au Niger, il revient à l’Onimed qui est perçu par tous, comme le tribunal des pairs, de veiller au respect scrupuleux du code d’éthique et de déontologie des médias que les journalistes se sont librement donné ». Il a estimé que «  l’Onimed assume cette mission  tout en œuvrant  au renforcement des capacités des journalistes  afin qu’ils puissent améliorer  leurs prestations quotidiennes ».  M. Oumarou Moussa a expliqué que c’est dans ce sens que l’Onimed a conclu avec IMS et la Coopération Danoise, un premier contrat qui leur permis de prendre en charge  le recrutement d’un analyste, de quatre agents de monitoring et leur formation ; la formation des membres de l’Onimed en gestion et planification ; la création d’un site Web pour l’Onimed et l’élaboration d’un Répertoire de la presse écrite.  L’atelier de plaidoyer et de sensibilisation sur la mission de l’Onimed qui a regroupé les directeurs de publication et rédacteurs en chef des organes de la  presse écrite publique et privée, ayant fait l’objet de monitoring pendant les élections, participe aussi de la mise en œuvre de ce contrat. Aussi, il a dit à ces différents responsables des médias, que  l’Onimed attend d’eux un engagement individuel et collectif, pour  la prise en compte permanente des règles d’éthique et de déontologie dans les productions des rédactions. Enfin, le président de l’Onimed a annoncé que dans le cadre de  la co-régulation avec le Conseil Superieur de la Communication(CSC), l’Onimed et la Maison de la Presse, ont convenu de l’élaboration  d’une convention censée apporter une plus- value dans le respect des règles du métier de journalistes. Le président de l’Onimed a déclaré que « le respect du contenu de cette convention par les différentes parties permettra à la presse nigérienne d’effectuer un bon qualitatif ».

Dans sa communication, le  rapporteur général du Conseil Supérieur de la communication (CSC)  Ismaël Laoual Sallaou  a expliqué la convention d’autorégulation signée entre le CSC d’une part, la Maison de la presse et l’Onimed de l’autre.  M. Ismaël Laoual Sallaou   a d’abord expliqué les raisons qui ont motivé la Co-régulation, et qui ont amené le CSC à y adhérer. Ces raisons  se résument au souci de prendre en compte les préoccupations et les aspirations des acteurs des médias.  Il a évoqué l’expérience  assez réussi  du Benin, qui a inspiré  l’autorité de régulation du Niger qu’est le CSC, l’Onimed qui est une structure d’auto régulation, et  la maison de la presse, une organisation faitière.  Il a ainsi donné quelques détails sur le projet de  convention de la Co-régulation des médias au Niger, à travers laquelle  « le CSC, l’Onimed et la Maison de la Presse décident de mutualiser leurs efforts en vue d’assurer une co-régulation efficace et efficiente des moyens de communication audiovisuelle, de la presse écrite et électronique ». Et,  «  on entend par co-régulation, l’ensemble de dispositifs qui se situent entre la régulation institutionnelle exercée par le CSC et l’autorégulation assurée par l’Onimed et la Maison de la Presse ».

Aussi, M. Ismaël Laoual Sallaou  a énuméré les engagements des trois parties, dont ceux du CSC qui consistent  entre autres à faire siéger  l’Onimed et la maison de la presse au Conseil de presse, au sein du comité de répartition du fond d’aide à la presse,  à prendre en compte les décisions de l’Onimed relatives aux manquements à la déontologie dans les critères d’octroi du fonds d’aide à la presse ; etc.

Il a aussi relevé que de leur coté l’Onimed et la maison de la presse ont pris des engagements dans le cadre de cette Co-régulation. Entre autres l’Onimed s’engage à relever et à transmettre au CSC les manquements aux règles d’éthique et de déontologie constatées dans les médias.

  Il y a eu aussi lors de cet atelier la contribution du   rapporteur de l’Onimed Ibrahim Manzo, a porté sur l’histoire de l’Onimed et de l’autorégulation au Niger depuis la création du CIMED en 1998.

  Il a remonté à la naissance de l’Onimed qui a vu le jour au début des années 2010 sur les ruines du CIMED.  M. Ibrahim Manzo  a rappelé le travail exceptionnel en matière d’autorégulation  abattu par le premier bureau de l’Onimed.  Aussi, il a noté un renforcement de cette dynamique au niveau de l’Onimed avec le financement de Danida, IMS qui financent des projets au profit des activités visant le renforcement des capacités des structures et organisations de la presse.

  Le  coordonnateur du Projet IMS M.  Abdou Mamane Djafarou a parlé aussi des  différentes activités réalisées dans le cadre de ce projet.  Ces activités sont  le recrutement d’un analyste, de quatre agents de monitoring et leur formation ; la formation des membres de l’Onimed en gestion et planification ; la création d’un site Web pour l’Onimed et l’élaboration d’un Répertoire de la presse écrite.

S. M.S