Le Commissaire Madame Boubacar Hadiza a rappelé ce vieux souvenir de la brigade des mœurs où la police veillait véritablement à la promotion des bonnes mœurs dans la société en décourageant les délinquants de tout acabit. L’on a vu en effet à la télé Mme le commissaire et son équipe s’attaquer au trafic ou disons l’exploitation sexuelle des petites filles à Niamey.

Notre capitale comme toutes les grandes villes a ses rues de joie, ses ‘’rues princesses’’. Et la police des mœurs avait identifié quelques-unes avant d’aller cueillir ces innocentes petites filles (comme des grandes d’ailleurs) qui vers le nouvel échangeur, le village chinois qui aux alentours de certains hôtels ou bistrots de la capitale.

Le weekend dernier, ces filles qui s’adonnent au plus vieux métier du monde ont connu la visite inopinée de la police qui les a raflées et transportées au commissariat. Les plus béotiennes ne se gênaient guère par la camera alors que d’autres se voilaient le visage pour passer comme la sainte vierge.

Selon le commissaire Mme Boubacar Hadiza ces jeunes filles seront remises aux soins d’une ONG qui a pour objectif la réinsertion sociale des cas sociaux de ce genre. Ce qui constitue une très bonne chose. Et justement cette initiative de la police nationale doit être encouragée pour non seulement sortir ces filles des risques liés à ces mauvaises fréquentations mais aussi les motiver à renoncer à la facilité qui ne peut que gâcher leur vie.

Encore faut-il se demander si la police n’a pas été laxiste ces dernières années où les niaméens observent impuissants le phénomène de la prostitution des mineures qui allait crescendo ? D’aucuns reprochent d’ailleurs à certains policiers de tirer profit de cette situation qui lorsqu’ils prennent  des indélicats en flagrant délit préfèreraient faire un deal avec eux pour les laisser vaquer librement à leur addiction. Sinon il faut admettre que Madame le commissaire a du pain sur la planche quand on sait que même les lieux de culte ( exemple de la grande mosquée ) ne sont pas épargnés par la délinquance de ceux qui sans foi ni loi détournent petites filles et mêmes des femmes mariées pour satisfaire leur libido. Il y a du boulot si la police des mœurs entend engager une guerre sans merci contre cet autre trafic, cette autre forme d’insécurité qui menace la société. Que tout se passe sans abus. Dans le respect de la loi. A notre humble avis, mieux se portera la société.

EMS