A l’annonce du ‘’tazarce’’ des élus locaux subséquent au report sine die des élections locales, plus d’un élu serait animé par un sentiment d’être désormais l’élu de la fortune. Entendre celle-ci  dans le sens de ‘’destin ou le hasard et ce qui est obtenu en saisissant les occasions qu’ils offrent’’.

Mais depuis la mise au point du ministre d’Etat chargé de l’intérieur, M. Mohamed Bazoum selon laquelle des inspections d’Etat brosseront l’état des lieux sur la gestion des communes, la peur aurait changé de camp, apprend-on.

Du moins tous ces élus indélicats qui avaient mis entre parenthèses les règles de la bonne gouvernance s’inquiètent sur leur sort en ce sens que ce tazarce d’un genre nouveau s’avère loin d’être un chèque en blanc. Le maintien au poste de maire ou conseiller exclut d’office les élus gabegistes et sournois.

La probité, la promotion des bonnes mœurs, l’esprit d’initiative combinés surtout à une gestion rationnelle des ressources de la communauté serait le quitus pour mériter la continuité. L’on imagine déjà la tension au sein des membres de nos Conseils des villes et villages à l’échelle nationale entre ceux qui se sont servis et ceux qui seront dans une posture de positionnement prêts aux dénonciations et révélations.

Puisque le décor est ainsi planté, il urge que ces inspections annoncées commencent sans délai et sans complaisance. Les nigériens prendraient au sérieux cette action lorsque tout malfrat parmi les élus locaux en manquement aux normes de la bonne gouvernance sera purement et simplement remercié indépendamment de sa coloration politique.

Les nigériens prendraient très au sérieux cette mesure lorsque la mission de  ceux qui remplaceraient les indélicats se limiterait à mettre de l’ordre dans les communes pour déblayer le terrain aux prochains élus qui seront condamnés d’agir non seulement en toute légitimité mais aussi et surtout avec la pleine conscience que l’impunité n’a plus droit de cité dans la gestion des affaires communautaires . ce serait un autre pari gagné autrement à savoir la lutte contre ce serpent à plusieurs têtes qu’est la corruption des grands comme des petits commis de l’Etat. Gageons que l’ épée de Damoclès qui plane  sur les têtes des élus locaux sévisse de la plus belle manière et… sans pitié !

EMS