Il y a 97 partis légalement reconnus au Niger. D’autres sonnent encore à la porte. Il y a bien sûr lieu de réguler ce monde où l’éthique semble être la chose la moins partagée. Combien de partis sont aujourd’hui représentés au parlement et dans les conseils locaux ? Combien tiennent-ils régulièrement leurs instances statutaires ? Combien se présentent-ils aux élections alors que la vocation d’un parti politique est de conquérir et d’exercer le pouvoir ? Combien de partis sont financés à travers le paiement régulier des cotisations des militants ? A toutes ces questions, on répondra que très peu de partis politiques répondent aux exigences légales.

Les partis sont financés par leurs chefs souvent avec l’apport de quelques bailleurs de fonds qui ne manquent pas de dicter leurs lois aux militants, de décider envers et contre tout de ceux qui seront nommés ministres, députés, cadres de commandement etc. Les chefs et les bailleurs de fonds font la promotion, de qui ils veulent, excluent qui ils veulent. Ces partis n’en sont pas moins que des Sociétés à responsabilité limité ( SARL).

Il y a beaucoup de partis qui n’ont pas la tradition d’aller aux élections qui siègent au CNDP et qui décident, suivant leurs intérêts, de l’avenir du pays. Il faut que les modes de fonctionnement du CNDP soient revues en faisant surtout place aux partis, dans le sens noble du terme. Pour le reste, le Ministère de l’Intérieur, qui assure la tutelle des partis politiques, doit faire application de la loi dans toute sa rigueur. La bonne gouvernance prend pied à partir de là.

T B