Mercredi 19 octobre 2016. le nouveau gouvernement tant attendu est en fin rendu public. C’est la stupéfaction dans l’opinion. résultat : un gouvernement-bateau, qui, en plus regorge en son sein un certain nombre de ministres dont le profil laisse à désirer. alors, une certaine presse, lesréseaux sociaux, les fadas se délectaient à volonté sur cette situation atypique, et ce, dès l’annonce de cette équipe censée être celle de combat, de tous les combats. Scène inédite, c’est sans doute la nomination de M. Hassoumi Massoudou à la tête du ministère de l’économie et des finances. alors, beaucoup d’observateurs, interloqués qu’ils sont, se sont naturellement posés mille et une questionssur le bien fondé de cette curieuse nomination : mais pourquoi Hassoumi à la tête des finances, encore ? l’homme satisfait-il au profil requis ? Pourquoi le Président issoufou a-t-il misé sur un profane des finances ; quelqu’un qui n’est ni financier, ni administrateur ; en plus secondé par un jeune cadre ; sans expérience ?

Pour les analystes avertis, c’est le meilleur remède et le parfait dosage que le médecin en chef Issoufou vient d’administrer à ce grand corps malade qu’est devenu le ministère de l’économie et des finances, depuis un certain temps, en plaçant à sa tête ce duo de choc que forme Hassoumi et Jadoud. Tous préparés et prêts à relever tous les défis auxquels ils feront face. Raisons avancées par ces analystes, Hassoumi Massoudou bien qu’il ne réponde peut-être pas au profil souhaité (financier, banquier, administrateur de formation), reste actuellement l’homme de la situation. Car, ce géologue de formation et ancien minier est réputé être quelqu’un d’incorruptible, d’intègre, d’inlassable bosseur, polyvalent et doté d’une capacité d’adaptation et de flexibilité insoupçonnée face à toute situation. L’organisation, la franchise, la sincérité, la droiture, la fidélité, le patriotisme sont entre autres les maitres-mots qui définissent sa personnalité. En somme, toutes ces qualités nécessaires, sinon indispensables, pour quiconque aspire à occuper ce ministère régalien, hautement stratégique, les voilà réunies en un seul homme. Epoustouflant !

Ils disent de lui qu’il est nanti d’un caractère trempé et d’un civisme hors pair. Pour lui, seul comptent l’intérêt général et celui du service public. Telle est la marque de fabrique de ce cacique du PNDS Tarayya, parti au pouvoir, plus technocrate que politique ; parcours et culture syndicaux obligent. Avec M. Hassoumi aux finances, adieux la corruption, la fraude, les passe-droits, les surfacturations, les fausses factures, et autres infractions assimilées, en somme, toutes ces pratiques mafieuses qui sont aux antipodes avec la bonne gouvernance seront à jamais bannies. Car l’homme est conscient du fait que, ces genres d’indélicatesses et autres délinquances financières, mettent à mal notre économie, ralentissent notre croissance économique, appauvrissent nos ménages et retardent notre développement. Avec Hassoumi aux finances, c’est la recette miracle pour booster la mobilisation de nos recettes, donc substantiellement de notre économie. Des ressources dont notre pays a grand besoin pour assurer son développement social, économique, politique et culturel.

Quant à M. Ahmat Jadoud, c’est un technocrate chevronné ayant une expé- rience assez solide des finances internationales, pour avoir travaillé au Fond monétaire international-FMI. Ce Docteur en économie est tout simplement une tête bien pleine, mais aussi et surtout bien faite. Et à ce titre, il représente le meilleur partenaire pour Hassoumi, dans sa quête de la mobilisation des ressources internes. Tout comme Hassoumi, Jadoud est réputé incorruptible, austère et rigoureux quant à la bonne utilisation de l’argent du contribuable nigérien. Il est le symbole d’un patriote distingué, pour avoir laissé tomber un poste au FMI 3 à 5 fois plus juteux, pour revenir au pays servir la mère patrie, le Niger. A tous ces atouts, viennent s’ajouter le dynamisme et la vitalité de notre diplomatie, pilotée par le flamboyant ministre des affaires étrangères, son Excellence Ibrahim Yacouba. C’est important pour un pays de disposer d’une diplomatie active, pour stimuler et fidéliser les investisseurs et mobiliser les ressources externes dans le cadre de la coopération bilatérale et multilatérale, d’aides au développement. L’atout le plus précieux dont dispose M. Hassoumi, pour remplir parfaitement sa mission, c’est sans doute et naturellement la confiance dont il jouit de la part de la tète de l’exécutif, cette paire que forment leur Excellence Issoufou Mahamadou et Briji Rafini, deux personnalités dont la crédibilité et la légitimité ne souffrent d’aucune ambigüité, aussi bien à l’inté- rieur qu’à l’extérieur du pays.

En fin, avec l’avènement du Parti MNSD Nassara dans le camp présidentiel, les responsables du ministère des finances sont sûrs de disposer d’alliés certains à l’Assemblée Nationale pour voter sans a priori, toute loi relative à d’éventuelles reformes qu’ils engageront très certainement dans le cadre de la modernisation de l’administration des finances, afin qu’elle soit conforme aux besoins du développement actuel du pays et des communautés.

Les récents propos tenus par le tout nouveau monsieur finances du Niger, au cours d’une réunion de prise de contact avec les responsables des régis financières de la douane nationale, sonnent le glas de la nouvelle philosophie qui a actuellement cours au ministère de l’économie et des finances : des recettes ou on se barre ! No comment!

Bazo Maazou

LE REPUBLICAIN du 10 au 16 Novembre 2016