Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions de la République,

Monsieur le Ministre à la Présidence, Président du comité d’organisation Agadez Sokni,

Mesdames et Messieurs les membres du gouvernement,

Honorables Députés,

Mesdames et Messieurs les membres du corps diplomatique et Représentants des organisations internationales,

Monsieur le Gouverneur de la région d’Agadez,

Messieurs les Gouverneurs des régions,

Messieurs les Préfets des départements,

Monsieur le président du conseil régional d’Agadez,

Monsieur le Maire de la commune Urbaine d’Agadez,

Mesdames et Messieurs les élus locaux,

Honorables chefs traditionnels et leaders religieux,

Messieurs les Représentants des forces de défense et de sécurité,

Mesdames et Messieurs,

Chers jeunes,

Je voudrais, tout d’abord, vous transmettre les salutations fraternelles du Président de la République, Chef de l’État, Son Excellence Monsieur Issoufou Mahamadou, et ses voeux de pleins succès à ce grand rendez-vous de la jeunesse nigerienne dans toute sa diversité.

Je voudrais aussi saluer les efforts fournis par le comité d’organisation de la fête du 18 décembre et les dispositions adéquates que les autorités régionales et locales d’Agadez ont prises afin que l’ensemble des participants et des invités DE sentent bien chez eux ici, dans la pittoresque capitale de l’Aïr.

Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi de sacrifier à un devoir de mémoire, en faisant ici une brève immersion dans l’histoire de la légendaire cité d’Agadez, pour porter au jour les grands faits, à la fois glorieux et tragiques, qui ont façonné la merveilleuse culture du vivre -ensemble qui caractérise de nos jours les populations d’Agadez. Cité sainte, où l’islam connut un rayonnement immense, dont la grande et majestueuse mosquée est le symbole, Agadez fut aussi un grand carrefour commercial d’où partaient les caravanes qui sillonnaient le Sahara pour relier l’Afrique du Nord à l’Afrique subsaharienne. Trait d’union entre les deux rives du Sahara, Agadez est donc une ville chargée d’histoires, un passé glorieux dont les vestiges constituent de nos jours un patrimoine de l’humanité qui fait la fierté nationale.

Mesdames et Messieurs

Parlant d’histoire et du passé glorieux d’Agadez, comment ne pas évoquer cette jonction entre le présent et le passé, cette ironie, cette ruse de l’histoire qui fait coïncider, presque jour pour jour, la fête de la République que nous célébrons aujourd’hui, dans l’espérance, la joie et l’allégresse générale, avec le centenaire du siège d’Agadez par Kaocen et ses hommes ? En effet, le 17 décembre 1916, au petit matin, une colonne de guerriers conduite par le célèbre Kaocen, arrivés cinq (5) jours plus tôt dans le village d’Agadez grâce à la complicité du Sultan TAGAMA et ses notables, prit d’assaut le fort français où s’étaient retranchés le capitaine Sabatier et ses hommes. Le siège du front français qui venait ainsi de commencer ne fut levé que trois (3) mois plus tard, le 3 Mars 1917.

Mesdames et Messieurs, si ces hauts d’armes furent l’un des épisodes les plus héroïques et les plus glorieux de la lutte armée que le vaillant peuple Nigerien avait eu à livrer contre l’occupant colonial, ils furent aussi un moment de désolation et de tourmente engendrée par la défaite des combattants et la mise à sac du village par le vainqueur français, car l’élite religieuse locale fut quasiment décimée et les campements saccagés et disloqués.

Mesdames et messieurs, si j’ai tenu à revenir sur cette page de la très riche histoire d’Agadez, c’est pour mettre en évidence la merveilleuse trajectoire de l’histoire, caractérisée par la revanche d’un présent maîtrisé et plein de promesses sur le passé douloureux, c’est aussi surtout pour porter à la surface les joies et les souffrances du passé lointain comme des ressorts dynamiques qui agregent nos énergies et façonnent aujourd’hui notre destin commun autour des valeurs et des idéaux qui sont ceux de la République, à savoir l’Unité Nationale, la Paix, la cohésion sociale, la fraternité et la joie de vivre.

Mesdames et Messieurs,

Il s’agit pour moi de susciter en chacune et chacun de vous un regard rétrospectif sur l’héritage historique afin de fonder un présent solide, bâti sur des références communes que notre jeunesse doit s’approprier avec détermination et constance dans le combat contre les contraintes de notre temps, ces contraintes qui plongent notre aspiration au développement et au progrès.

Pour honorer la mémoire des illustres résistances à la pénétration coloniale que sont Kaocen et TAGAMA, deux (2) places leur seront dédiées dans la ville d’Agadez, en marge des festivités du 18 décembre 2016 afin que le symbole qu’ ils ont incarné transcende le temps.

Mesdames et Messieurs,

Je vois des jeunes pleins d’enthousiasme et d’espérance. Ils sont venus de tous les coins du Niger. Je me réjouis fortement de leur présence massive et rassurante. C’est leur fête que nous célébrons, la fête de la paix, de la solidarité et du développement. Ces jeunes sont fiers, et c’est une fierté légitime et partagée. C’est une fierté légitime parce que le rendez-vous d’Agadez est un moment de fraternité, le ferment de notre unité nationale et la promesse de notre épanouissement.

Cette unité est fondamentale et indispensable, car elle nous a permis de tenir en échec les velléités criminelles des groupes terroristes qui écument la bande sahelo-saharienne et le lit du lac Tchad. C’est cette unité derrière nos institutions démocratiques et républicaines et derrière nos vaillantes forces de défense et de sécurité qui a servi d’antidote aux agissements néfastes des forces centrifuges, de l’industrie du crime organisé et des groupes terroristes.

À vous les jeunes Nigeriens, je voudrais dire que votre présence massive à ce grand rendez-vous d’Agadez est illustrative de votre engagement à contribuer, en tant que composante majeure de notre population, à la construction d’une société tournée résolument vers la Paix, la sécurité et le progrès continu. C’est cela l’esprit de la Renaissance prônée par le Président de la République, Chef d’État, Son Excellence Elhadji Issoufou Mahamadou, à la concrétisation de laquelle j’invite chacune et chacun de vous.

Je vous invite donc, chers jeunes, à travailler sans répit à la déconstruction des discours d’intolérance et de violence sous toutes leurs formes, et à la promotion de la paix, de la tolérance et de la coexistence pacifique entre communautés.

Votre action est déterminante pour contribuer à briser les chaises de l’ignorance, d’un certain discours populiste et identitaire, et de la quête de la facilité qu’utilisent les forces du mal pour embrigarder des jeunes innocents.

Mesdames et Messieurs,

Après Dosso en 2014, Maradi en 2015, c’est au tour d’Agadez d’acceuillir, cette année, les festivités commémoratives de la fête de la République. Je dois le relever ici, pour m’en féliciter, les opportunités qu’offrent les fêtes tournantes initiées par le Président de la République sont une aubaine pour nos villes en vue d’amorcer leur développement socioéconomique et leur embellissement.

Par cette politique visionnaire et salvatrice, le Président de la République a voulu instaurer un principe d’équité, un principe de solidarité et de justice qui suppose une juste répartition des ressources à tous les Nigeriens, et un meilleur équilibre dans le développement de nos métropoles conformément aux objectifs du programme de la renaissance du Niger.

Comme je le rappelais lors de la présentation de la Déclaration de Politique Générale du Gouvernement devant la Représentation nationale, le 10 juin 2016, le Président de la République tient, en effet, à faire des principes villes du Niger des métropoles régionales qui offrent un cadre de vie agréable, des loisirs sains et diversifiés et des conditions de travail propices aux activités économiques et culturelles.

Comme vous le remarquez, chers jeunes, ces investissements publics sont orientés et répondent incontestablement à vos attentes, il s’agit de vous offrir les conditions matérielles de votre émancipation intégrale.

Ainsi donc, après Niamey Nyala, Dosso Sogha, Maradi Kolliya et Agadez Sokni, nous aurons l’année prochaine, Tahoua Sakola que j’ai lancé, il y a quelques jours. Les autres capitales régionales suivront « Incha Allah ». Tel est l’engagement du Président de la République.

Mesdames et Messieurs,

Avec Agadez Sokni, je fonde le légitime espoir que le tourisme, activité économique majeure par excellence de la région, activité pourvoyeuse d’emplois, retrouvera un souffle nouveau à la grande satisfaction de tous les acteurs de la chaîne. J’engage le Ministre du Tourisme et de l’artisanat à proposer des actions fortes en vue de la renaissance du Tourisme dans la région d’Agadez, et sur l’ensemble du pays.

Les infrastructures touristiques rénovées ou en chantier, et les conditions de sécurité optimale sont des gages d’une renaissance réussie du Tourisme dans la région d’Agadez.

Avant de conclure mon propos, je formule le voeu que ces retrouvailles du Niger en miniature se déroulent dans la fraternité et la solidarité. Sachez que les compétitions qui sont engagées n’auront qu’ un seul vainqueur : le Niger. Travaillons donc à faire en sorte que l’Unité Nationale sorte davantage renforcée.

En souhaitant pleins succès au rendez-vous d’Agadez, je déclare officiellement lancées les festivités entrant dans le cadre de la commémoration du 58 ème anniversaire de la proclamation de la République du NIGER.