Le président français François Hollande a annoncé jeudi soir qu’il renonçait à briguer un deuxième mandat. Son Premier ministre Manuel Valls, qui pourrait participer à la primaire de la gauche, a salué le « choix d’un homme d’État ».

Coup de théâtre dans le paysage politique français : le président en exercice François Hollande a annoncé, jeudi 1er décembre, qu’il renonçait à briguer un second mandat, une première dans l’histoire de la Ve République.

« Je suis conscient des risques que ferait courir une démarche, la mienne, qui ne rassemblerait pas largement autour d’elle. Aussi, j’ai décidé de ne pas être candidat à l’élection présidentielle », a annoncé, visiblement ému, François Hollande lors d’une allocution prononcée depuis l’Élysée.

Dans une déclaration en direct d’une douzaine de minutes, le président a d’abord dressé le bilan de son quinquennat, marqué notamment par une impopularité record, un chômage persistant, la réforme du mariage pour tous ou encore la menace jihadiste. Il a ensuite concédé « un seul regret » : avoir « proposé la déchéance de nationalité ».

Après cette annonce, Manuel Valls devrait rapidement se déclarer candidat, via la primaire organisée par le Parti socialiste (les 22 et 29 janvier). Le week-end dernier, le Premier ministre avait singulièrement mis la pression sur le président en n’excluant pas, dans les colonnes du Journal du dimanche, de se présenter contre lui dans le cadre de cette primaire, avant de calmer le jeu lundi. Il a salué jeudi soir « le choix d’un homme d’État ». « Je veux dire à François Hollande mon émotion, mon respect, ma fidélité et mon affection. »

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