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Bientôt 3 ans que l’affaire des bébés importés révélée par notre confrère L’Evénement troublait le sommeil de certaines grosses pointures de l’establishment politique de notre pays. Les personnes mises en cause ont pratiquement toutes été interpellées, auditionnées avant de séjourner quelques mois en prison. Toutes les personnes présumées sont actuellement en liberté provisoire.

Mais ce n’est pas pour autant que l’action judicaire est éteinte. Loin s’en faut. Ainsi, on apprend que le dossier est de retour. Tout semble indiquer que le procès se tiendra dans les tout prochains jours afin que la vérité se manifeste dans cette affaire qui a ému tant par son caractère criminel mais aussi qu’elle est inédite dans les mœurs sociales du pays.

C’est notamment pour ne pas faire face au juge, alors que son nom est cité, en raison de l’implication présumée de sa seconde épouse, que l’ex président de l’Assemblée nationale, et président du parti MODEN LUMANA, Hama Amadou, est en séjour prolongé en France depuis son évacuation sanitaire, en mars dernier. L’intéressé avait créé une polémique stérile pour tenter d’échapper à la procédure ainsi engagée alors qu’il ne s’agissait, pour lui, que de répondre à l’appel du juge. Il était allé jusqu’à douter de l’indépendance de la justice nigérienne laissant croire qu’elle est au service des gouvernants en place. Dans son entendement, cette justice ne peut pas rendre un jugement juste.

Autre argumentaire développé par Hama, c’était de dire que sa religion musulmane lui interdisait de passer le test ADN pour confirmer ou non la filiation des bébés importés du Nigeria. En son temps, bien d’Ulémas avaient battu en brèche l’argumentaire spécieux de Hama.

Pourtant, dans cette affaire, il n’était pas le seul cité. Il y avait aussi des personnes qui avaient des responsabilités dans le régime en place. Il n’y avait donc aucune possibilité de faire croire qu’il s’agit d’une affaire politique comme certains proches de l’exilé des bords de La Seine ont tenté de le démontrer à l’opinion. Ce procès est vivement attendu.

Tiemago Bizo