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Le procès en appel de l’affaire dite des bébés importés s’ouvrira le lundi 13 février prochain, apprend-on. Selon notre confrère L’Enquêteur : « La notification écrite de la convocation au procès a été faite, il y a quelques jours, aux prévenus qui sont sur place ou à leurs proches pour ceux qui ne le sont pas ». Dans sa parution du jeudi 9 février, Le Républicain écrit : « l’affaire de supposition d’enfants qui défraie la chronique dans notre pays depuis trois ans sera, en principe examinée, en audience publique, la semaine prochaine. Les personnes poursuivies expliqueront au juge ce qui s’est passé. La supposition d’enfants, qui consiste à attribuer la maternité d’un enfant à une femme qui n’en a pas accouché, est une infraction sévèrement punie parce qu’elle est une atteinte à la filiation, disent les juristes ».

La Cour d’appel de Niamey donnera finalement l’opportunité aux Nigériens de savoir finalement qui a fait quoi et avec qui sur cette affaire qui avait pris une ampleur politico-judiciaire tant elle a suscité passions et désolation au niveau de l’opinion publique. Toutes les personnes prévenues dans cette affaire sont en liberté provisoire après un séjour en prison. Même le plus célèbre d’entre eux, l’ex président de l’Assemblée nationale S.E Hama Amadou a fini par séjourner en prison après sa fuite considérée comme un refus de faire face à la justice dans le cadre de cette affaire où il est accusé de complicité de supposition d’enfants avec sa seconde épouse qui aurait acheté des jumeaux.

« La plupart des couples, à une exception près, ont eu des jumeaux ; souvent une fille et un garçon. Pratiquement tous les couples ont refusé les test ADN pour confirmer leur paternité, comme l’a indiqué, en son temps, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Marou Amadou, lors d’un point de presse », rapporte Le Républicain.

L’on se rappelle que cette affaire a connu des rebondissements après qu’un juge ait déclaré son incompétence de juger de la juger. Après ce camouflet, la Cour d’Appel avait également proclamé la compétence du juge. Le dossier a même a été apprécié par l’Union interparlementaire(UIP) à la demande des avocats de Hama Amadou. Cette institution avait considéré que le test ADN était la voie royale pour faire la lumière sur cette affaire. Mais l’ex PAN avait dans une argutie spécieuse signifié à l’opinion que sa religion interdit à son couple de recourir au test ADN. Bref, le lundi prochain, peut-être, la justice lèvera définitivement le voile sur cette polémique vécue comme une grande épreuve par le peuple nigérien.

Tiemago Bizo