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Après sa ‘’prouesse’’ du 21 décembre dernier, la coalition de la société civile et l’opposition politique a encore battu le pavé le samedi 4 février. Ils sont nombreux les partisans de cette ligue à manifester leur désapprobation de la ‘’mal gouvernance’’ du régime de la 7ème République.

 C’est la main dans la main que les leaders de la société civile et de l’opposition accompagnés de leurs partisans ont fait usage de leur droit constitutionnel pour dire non (avec des slogans très hostiles)  à la façon dont le pays est dirigé par le régime en place, selon leur vision.

L’on ne déplore aucune bavure. Tout s’est passé sans accrocs (si ce n’est la déconvenue de cette crapule dont la vidéo a fait le buzz des réseaux sociaux insultant le chef de l’Etat). Ce qui constitue un bon signe pour les organisateurs comme pour les autorités communales et par ricochet le gouvernement d’avoir autorisé l’exercice d’un droit fondamental à la différence de la polémique inutile occasionnée par des demandes à manifester.

Il faut souligner que l’opposition et cette faction de la société ont fini par créer un cadre qui se veut un véritable contre-pouvoir face à la majorité très confortable au pouvoir. On peut noter entre autres points de la plateforme revendicative de cette société civile frondeuse : ‘’non à la vie chère, non à la corruption, non à la présence des bases militaires au Niger, non à la spoliation des droits des déguerpis, non au népotisme, non au bradage de nos ressources minières,  non aux violations des droits fondamentaux’’ etc.

C’est dire que la démocratie a gagné car au Niger les manifestations de rue ont été le ciment de notre processus démocratique. Il n’y a donc rien à redire. Chacun doit jouer son rôle dans l’intérêt bien compris du peuple nigérien. Bien encadrées par la loi fondamentale, les manifestations de rue, la liberté de la presse comme les autres formes d’expression permettent de jauger l’état de la gouvernance d’un pays donné. Et en autorisant la marche du 4 février dernier comme celle du 21 décembre et bien d’autres, le ministre d’Etat M. Bazoum Mohamed tout en faisant son ‘’homework’’ apparait comme le ministre de l’intérieur le plus ‘’libéral’’ sous la gouverne du président Issoufou Mahamadou. Ce n’est pas excessif de parler de décrispation au regard de la satisfaction des manifestants d’avoir joui de leur droit et aussi du pouvoir qui a redoré son blason aux yeux du monde entier. Dans cette perspective, les socialistes au pouvoir prouvent à suffisance qu’il est anachronique de bâillonner les citoyens notamment lorsque ceux-ci inscrivent leurs faits et gestes dans une démarche républicaine. Autrement, le pouvoir sévira sans faiblesse comme lorsque quelques-uns avaient voulu manifester pour contester la légitimité du régime en place au sortir des élections passées. Préservons les acquis démocratiques avec un peu plus de citoyenneté et de responsabilité pour que vive la démocratie…option irréversible du peuple nigérien.

EMS