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Lors du point de presse qu’il a animé le samedi dernier relativement à l’affaire des 200 milliards de FCFA, le ministre des finances M. Massoudou Hassoumi a répondu à une question relativement à la situation  difficile dans laquelle végètent les agents de la communauté urbaine de Niamey. Et contre toute attente, le ministre a quasiment rendu responsable l’actuel locataire de l’hôtel de Ville à propos des arriérés de salaires des agents des municipalités. Une preuve si besoin est que les carottes sont cuites pour le maire central de Niamey qui semble incapable de gérer ses agents.

Selon le ministre, les informations véhiculées selon lesquelles l’argent appartenant à la Communauté urbaine de Niamey se trouve bloqué au trésor sont totalement fausses. Le ministre a fait savoir que le dernier montant appartenant à la mairie de Niamey est d’un montant de 200 millions qui a été donné à l’hôtel de ville sur instructions fermes du ministre des finances. Cette information a été d’ailleurs confirmée hier par le syndicat national des agents des municipalités sur la Radio Alternative. Et comme pour enfoncer le clou, le ministre a informé la presse que le président du conseil paye régulièrement ses fournisseurs pendant que ses agents végètent dans une déréliction totale. Cette information a créé une onde de choc au sein de la presse présente le jour du point de presse.

A l’évidence, la communauté urbaine de Niamey dispose de moyens qui sont régulièrement débloqués pour lui permettre de supporter ses charges. Mais les sommes d’argent semblent se diriger vers les poches des fournisseurs en lieu et place de celles des travailleurs qui vivent des situations insoutenables. Les propos du ministre constituent la preuve évidente que l’état de grâce est terminé pour le président du conseil dont l’incapacité frise la démission. Les informations faisant état d’un prochain remplacement d’Assane Seydou par un autre conseiller militant de son parti Amen Amen seraient ainsi bien fondées. La question que l’on se pose est de savoir la date du remplacement du président du conseil dont le départ est vivement attendu par la majorité des travailleurs des municipalités. Autant dire que les jours d’Assane Seydou à la tête de la mairie centrale sont plus que jamais comptés à s’en tenir aux propos de l’argentier national et quand on sait également que le ministre de l’intérieur a promis de sévir à l’encontre de  tous les maires indélicats. Wait and see.

Ibrahim B. (Le Républicain n°2116)