A Abalak la police nationale vient d’opérer deux saisies d’armes les 12 et 17 janvier derniers.  En effet, selon le Commissaire Divisionnaire de Police M. Kaka Abdoulaye au Service Central de Lutte contre le Terrorisme  et la Criminalité Transnationale Organisée (SLCT/CTO) 12 armes PA ont été saisies le 12 janvier et 15 PA cinq jours après soit le 17 janvier dernier dans un bus de transport voyageurs.

 Des saisies régulières de ce genre ont été enregistrées par la police en provenance de la Libye dans les environs de Séguédine, Madama, Arlit, Abalak… nous confie le Commissaire Kaka Abdoulaye. Ces saisies sont faites de plus en plus sur des migrants venant de la Libye. Ces derniers reviennent avec des fusils  AK44, des grenades, des munitions et des tenues militaires.

L’investigation des hommes du Commissaire Kaka explique la raison pour laquelle ces migrants reviennent avec des armes. En effet, avec les crises sécuritaire et économique en Libye, certains migrants sont payés en armes en contre partie de leur travail. C’est ainsi que ces PA estimées à 50 000fcfa en Libye sont revendues entre 200 à 300 000 fcfa au Niger et dans les pays voisins. Ainsi certains migrants véreux trouvent une voie pour se faire de l’argent en s’adonnant à ce dangereux trafic. D’autres avouent qu’ils viennent avec des armes pour leur self défense.

Et selon l’expertise de la Police anti terroriste, nul doute que la quasi-totalité des armes saisies proviennent de la Libye en ce sens que le traçage (l’historique) de ces armes établi avec précision le pays de fabrication et la licence du pays (trafiquant) de provenance.  C’est ainsi que des 12/7, des 14/5, des mortiers et des caisses de munitions à destiation du Mali sont enregistrés dans les archives de la police anti terroriste

Face à ce phénomène, le service central de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée (SLCT/CTO) ne manque pas d’initiatives en dehors de la répression du trafic. Des actions de sensibilisation sont menées à l’endroit des transporteurs. Des méthodes de fouilles efficaces sont mises en œuvre et en passe d’être étendue dans la zone CEDEAO.

Toutefois, soutient le Commissaire Kaka  Abdoulaye: « Si les citoyens participent à leur sécurité alors les forces de défense et de sécurité aboutiront toujours à des bons résultats ». Une belle manière d’appeler à la bonne collaboration de chacun et de tous. A l’épreuve des faits, la première source d’information c’est le citoyen lambda, la population. D’où la nécessité d’avoir des bons reflexes, des comportements citoyens pour alerter qui de droit en cas de suspicion, recommande le commissaire Kaka.

Elh. Mahamadou Souleymane