Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

  • Louanges à Allah ! Paix et Salut sur Son Prophète (saw) !

Les organisations islamiques parties prenantes de la présente déclaration constatent avec amertume l’indifférence totale affichée par toutes les parties prenantes qu’elles soient gouvernementales ou syndicales en charge de la question de l’école nigérienne face au devenir de l’enfant nigérien. Sinon comment comprendre que des questions de forme comme l’évaluation du corps enseignant et la mise en œuvre du Protocole d’accord du 13 décembre 2016 viennent constituer un goulot d’étranglement d’un système éducatif déjà fragilisé et en totale déliquescence. Comment comprendre aussi le silence des autorités face à la demande des associations islamiques adressée au Président du Comité interministériel chargé de négociation avec les Partenaires sociaux et aux Coordinations syndicales concernées (le 13 mars 2017) pour une médiation entre les parties en dispute. Un silence inconcevable s’en est suivi à titre de réponse des deux côtés.

En effet, si tant est que les désaccords et les disputes font partie du lot de la vie et de la gestion des communautés humaines, il est aussi une réalité que les sociétés humaines disposent toujours de recours et de mécanismes de dialogue concourant à aplanir leurs divergences et marcher vers des accords salutaires qui, en fin de compte, témoignent de leur vitalité morale. Notre religion l’Islam, a fait de la réconciliation une des meilleures entreprises parmi les mécanismes de communication et de dialogue au sein des entités humaines, de la famille à la société toute entière. En proclamant péremptoirement que « La réconciliation est meilleure », le Coran ne nous laisse pas de choix autre que de rechercher l’apaisement entre les parties en dispute et les inviter sereinement à reprendre les négociations. Sourate 49, Versets 9 et 10

C’est donc sous cette injonction solennelle d’Allah le Tout-Puissant que les associations islamiques avaient eu l’honneur de proposer leur médiation pour aider le Niger à sortir de cette situation menaçant ruine pour son système éducatif.

La grande civilisation de notre peuple impose à chacune des parties la mesure de sa responsabilité dans le devenir de l’école nigérienne. A ce titre, nous devons chacun selon son bien et sa position concourir au bien de tous.

Respectueuses des engagements pris avec Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, les associations islamiques avaient envoyé deux correspondances à ce dernier pour attirer son attention sur des matières qui accordent une large place de cours sur la sexualité à fort relent pornographique, c’était respectivement le 16 décembre 2015 et le 16 janvier 2017. Aucune réponse n’a été donnée aux associations islamiques pour les audiences demandées.

C’est pourquoi en cette occasion solennelle nous informons nos concitoyens et rappelons encore au Gouvernement que le projet d’introduction de l’éducation sexuelle à l’école reste et demeure une dérive qui en point douter ouvrira davantage et grandement toutes les portes de la dépravation de mœurs.

Faut-il rappeler à la mémoire des musulmans, que face à leurs vives protestations contre ce projet, ses promoteurs ont reculé, arguant qui d’excuses hypocrites, qui de fausses indignations, qui de mielleuses intentions et qui d’opérations de charme, pour tromper la vigilance des milieux religieux. Face à la détermination des musulmans, les autorités compétentes avaient même prétexté que des consultants zélés les avaient induites en erreur pour justifier l’enseignement des manuels sur la santé sexuelle et reproductive. C’est ainsi qu’en octobre 2014, le Gouvernement reconnut que lesdits manuels n’étaient pas une bonne chose pour le pays et décida purement et simplement de son retrait par un communiqué officiel inséré dans le Sahel du 28 octobre 2014. Il n’y avait pas un certain flou savamment entretenu qui présageait qu’il pourrait prospérer à nouveau.

Et comme les promoteurs de ces documents avaient une autre intention, nous assistons en ces temps à une activité fébrile dans le but de remettre le projet en selle. Les excuses, les indignations et les opérations de charme se révélèrent donc comme une vaste fourberie pour faire baisser la garde aux musulmans.

Les armées de Satan dans leurs fréquentes incursions en territoire nigérien trouvent à chaque occasion une cinquième colonne hypocrite dans les rangs même de nos concitoyens musulmans pour les appuyer. En septembre 2016 ont-elles donc organisé à Niamey et à Dosso des ateliers pour former des enseignants qu’on pourrait qualifier des téméraires pionniers placés à l’avant-garde de l’enseignement de la corruption morale à l’école nigérienne. La population nigérienne a vu à la télévision nationale des personnes orgueilleuses et obstinées dans leurs mauvaises intensions contre l’Islam et ses valeurs de famille.

Pour les associations islamiques, le constat est sans appel : le Gouvernement n’a pas tenu ses engagements sur la question. Ainsi, les forces laïques coalisées ayant farouchement refusé l’enseignement de Dieu à l’école, dévoilent à présent leur véritable dessein d’une école fer de lance du complot contre la religion.

Est-il besoin de le dire, en cette période de crise profonde de l’école nigérienne, le bon sens attend plutôt du gouvernement la formulation de programmes d’enseignement de qualité dans les domaines scientifiques, techniques, littéraires, religieux et culturels et non des programmes visant la réduction du taux de natalité, la banalisation et la vulgarisation du sexe auprès des adolescents.

L’école nigérienne a besoin d’un fonds de valeurs pour éduquer et former une jeunesse à même de prendre en charge sa propre destinée, une jeunesse exempte de corruption morale, patriote, pieuse, fière et engagée pour l’intérêt du pays. Au demeurant, une jeunesse moralement affaiblie par la pratique précoce du sexe ne saurait bâtir un pays, ainsi que la jeunesse de certains pays à travers le monde en rébellion contre l’autorité parentale, accroc au sexe, à la drogue, à l’alcool, aux jeux et à la violence gratuite, est en train d’en donner l’exemple. Telles Sodome et Gomorrhe les cités antiques pourries de turpitudes, la percée fulgurante de l’homosexualité ailleurs témoigne à suffisance de la décadence civilisationnelle inéluctable qui emporte ses peuples.

Musulmans et musulmanes du Niger,

Les lâches promoteurs du « sexe pour tous »ayant rompu la fragile trêve, les associations islamiques se sentent en droit d’informer et de mobiliser les musulmans pour faire face à l’infect projet, pourfendre ses mercenaires enseignants en mal de formation et avides de perdiem, et dénoncer vigoureusement ses promoteurs locaux et étrangers tapis dans quelques institutions gouvernementales et non gouvernementales nationales et étrangères.

Les musulmans utiliseront donc tous les moyens démocratiques et spirituels à leur disposition pour faire enterrer définitivement ce projet, sioniste dans son inspiration et antihumain dans son objectif ultime.

Quant au gouvernement qui a échoué à reformer l’école nigérienne pour la mettre au service du progrès social, on le surprend désormais à œuvrer à la retourner contre les bonnes mœurs. La renaissance culturelle a-t-elle programmé une déchéance morale collective pour les Nigériens ? Nous intimons au département ministériel compétent de répondre à la Oumma dans les plus brefs délais.

Musulmans et musulmanes du Niger,

Devant la gravité des faits et l’imminence du danger qui menace la cohésion sociale, les associations islamiques exhortent d’abord les enseignants hardis et inconscients qui se sont engagés à promouvoir l’immoralité dans nos écoles au cours de l’atelier de Dosso, à se repentir et à dénoncer publiquement leur contrat avec la gente féministe maudite.

Des promoteurs de ces enseignements apparus à l’écran de nos télévisions, les associations islamiques exigent une déclaration claire et ferme de renonciation définitive à ce projet et ce avant la fin de l’année scolaire définitive 2016-2017 qui est un instant solennel.

Les associations islamiques interpellent aussi les honorables députés nationaux pour qu’ils somment les responsables en charge des enseignements secondaires, du développement social, de la population et de la renaissance culturelle à venir s’expliquer à l’hémicycle sur cette question de la plus haute importance pour l’avenir même de l’école nigérienne.

Les associations islamiques ont également à l’œil, tous ces promoteurs des valeurs anti-islamiques et ces fossoyeurs de bonnes mœurs. Il s’agit particulièrement des personnes physiques et morales cherchant à introduire des projets de loi pour interdire le mariages des filles de nos villes et villages avant l’âge de 18 ans mais prêtes à protéger tous les actes immoraux de certains quartiers de Niamey.

A toutes fins utiles, les organisations islamiques parties prenantes de la présente déclaration appellent tous les musulmans et toutes les musulmanes du Niger à observer à jeûner et à invoquer Allah le Tout-Puissant pour :

  1. Qu’Il ramène la sérénité dans les cœurs des musulmans et mette Sa religion à l’abri des agressions de ses ennemis de tout bord;
  2. Qu’Il éclaire nos dirigeants sur les véritables attentes du peuple et d’Allah et assure la concorde et l’amour de la patrie au sein de la classe politique ;
  3. Qu’Il éclaire et assiste davantage le peuple nigérien ;
  4. Qu’Il assure la sécurité du Niger et de ses populations contre les menaces terroristes ;
  5. Qu’Il gratifie le pays d’un hivernage fécond ;
  6. Qu’Il ramène au droit chemin les enfants égarés des musulmans, mercenaires inconscients des complots contre l’islam ;
  7. Et qu’Il maudisse toute personne consciente, impénitente et intrépide qui participera de près ou de loin à l’introduction de l’éducation sexuelle dans nos écoles.

Pour l’amour d’Allah, de Son Prophète et de l’Islam, les associations signataires de la présente déclaration, demandent :

  1. Aux imams de toutes les mosquées du Niger, grandes et petites, des villes et des campagnes, de commenter intensément le sujet après les prières ordinaires et les sermons du vendredi ;
  2. Au prêcheurs sur les radios et télés de se saisir du sujet pour éclairer les musulmans ;
  3. Aux médias (télés, radios et presse écrite) soucieux de la bonne santé morale des enfants du Niger, de s’ériger en rempart des valeurs morales pour diffuser abondamment ce message dans la langue officielle et dans toutes les langues nationales, afin d’en informer les musulmans où qu’ils se trouvent sur le territoire du Niger ;
  4. Aux jeunes musulmans actifs sur les réseaux sociaux, de voler au secours de la religion d’Allah et des bonnes mœurs en partageant largement l’information ;
  5. A tous les pères et mères de familles soucieux de l’éducation de leurs enfants, de partager l’information en famille.

Qu’Allah nous protège ! Amine

Fait à Niamey, le 25 mars 2017

Ont signé :

 

IKS

ANASI

ASJN

ACJMN

AEMN

LNJM

APCI

ANRI HATOUL-ISLAM