La Nouvelle Imprimerie du Niger (NIN) vient de souffler ses 25 bougies ce samedi 1er avril 2017. Cette cérémonie a été rehaussée par la présence du premier ministre Brigi Rafini, des membres du gouvernement, des parlementaires, des ambassadeurs et plusieurs invités. C’est sans conteste une première au Niger pour une entreprise privée. Son PDG, M. Maman Abou a su méticuleusement asseoir une imprimerie moderne pour les besoins de notre pays et de la sous-région. Passée du public au privé, la NIN est aujourd’hui une imprimerie de pointe dont les prestations et l’expertise sont reconnues au niveau national et international. Avec une Agence à Maradi et une autre à Agadez, la NIN s’impose comme le leader dans les grands travaux d’impression au Niger. Maman Abou qui vient d’être décoré par le premier ministre est à la fois  entrepreneur, journaliste et défenseur des droits de l’homme. Il répond à 4 questions du Républicain à propos du ‘’success story’’ de la NIN.

 

 

Le Républicain : La Nouvelle Imprimerie du Niger (NIN) vient de souffler ses 25 bougies le 1er avril. Pouvez-vous brièvement nous brosser l’historique de la NIN?

 Maman Abou : La Nouvelle Imprimerie du Niger a été créée en Mars 1992 sous la forme d’une entreprise individuelle suite à la liquidation de l’Imprimerie Nationale du Niger (INN).J’assume depuis lors les fonctions de Directeur Général. J’avais très tôt réalisé qu’il fallait engager un important programme d’investissement accès essentiellement sur l’acquisition de nouveaux investissements et la formation du personnel pour répondre aux multiples besoins de la clientèle.

Aujourd’hui, la NIN dispose en plus du siège à Niamey de deux (2) agences à l’intérieur du pays (Maradi et Agadez) et emploie 83 agents permanents.

 

Le Républicain : Votre entreprise est sans conteste le leader N°1 dans le domaine de l’impression au Niger et même dans la sous-région. Comment expliquez-vous cette fulgurante ascension de la NIN?

Maman Abou : Actuellement, la Nouvelle Imprimerie du Niger occupe incontestablement la place de leader dans le secteur de l’imprimerie au Niger  tant en équipements modernes qu’en emplois et en volume d’activités. Cette réussite pour ce fleuron de l’industrie nigérienne a été possible grâce à la bonne gestion que j’ai su insuffler au sein de l’entreprise et qui constitue notre devise : « fabriquer ce qu’il faut, mais comme il faut et pas plus qu’il n’en faut » pour satisfaire nos clients. Le personnel bénéficie des formations de mise à niveau pour la conduite des nouvelles machines et garantir un travail de qualité à nos clients. Aujourd’hui encore, nos agents sont envoyés dans des écoles spécialisées de formation en imprimerie pour répondre aux avancées de l’évolution technologique du secteur de l’imprimerie qui ne cesse de croitre.

 

Le Républicain : Quels sont vos prochains projets ?

Maman Abou : Il est difficile de dire quels sont nos prochains projets, car ils sont intimement liés aux évolutions du marché. Néanmoins nous allons continuer nos investissements afin d’être plus compétitif et de rester le leader du marché.

Le Républicain : Après 25 ans quel sentiment vous anime aujourd’hui en tant que propriétaire de la NIN ?

 

Maman Abou : C’est un sentiment de réussite et d’accomplissement qui m’anime après tant d’épreuves : un incendie criminel, trois emprisonnements injustifiés et bien d’autres épreuves comme des contrôles fiscaux abusifs et sournois tendant à étouffer notre détermination à faire prospérer cette unité industrielle qui fait aujourd’hui la fierté non seulement de ses emplois mais aussi du pays qui dispose d’une expertise et un cadre approprié pour les grands travaux dans le domaine de l’impression. Malgré tout je pardonne à mes pourfendeurs mais je n’oublie pas !

Propos recueillis par Elh. M. Souleymane (Le Républicain n°2122)