Le bureau exécutif national du Collectif pour la Défense du Droit à l’Energie (CODDAE) s’est réuni le jeudi 13/04/17 en session extraordinaire en vue d’apprécier la situation socio-académique dans les universités et les écoles.

Le CODDAE constate avec amertume qu’une répression aveugle et sanglante s’en est suivie avec mort d’homme, de nombreux blessés et des centaines d’arrestations. Un véritable cordon sécuritaire a été mis en place dans le but de bloquer les manifestants. Des grenades lacrymogènes ont été tirées dans tous les sens parfois sur des innocents. Pire, les forces de l’ordre ont pourchassé les manifestants jusque dans l’enceinte du campus universitaire violant ainsi les franchises universitaires.

Dès lors, les droits et libertés sont bafoués. Dans ce contexte, le CODDAE s’inquiète fortement du sort réservé à l’année scolaire en cours et condamne avec la dernière énergie ces interventions singulières exercées contre les élèves et étudiants. Pourtant, depuis la rentrée scolaire 2016-2017, le CODDAE n’a cessé d’interpeller le Gouvernement sur son devoir de veiller à la bonne marche de l’école.

A cet effet, rappelle une fois encore que l’éducation est un droit fondamental et un bien public essentiel. De ce fait, les élèves et étudiants ont le droit de manifester pacifiquement et demander le paiement de leurs bourses et aides sociales. Pareillement, les droits humains et libertés fondamentales sont des acquis inaliénables pour tout citoyen, ne sont donc pas des valeurs qu’on peut remettre en cause.

A ce titre, le CODDAE présente ses condoléances aux familles des victimes et souhaite prompt rétablissement aux blessés. Aussi, demande la libération des élèves et étudiants arrêtés, l’ouverture du campus suivie d’une enquête indépendante pour traduire les commanditaires et complices devant la justice.

Enfin, le CODDAE invite l’ensemble des patriotes à cultiver l’apaisement et de rester mobiliser pour barrer la route aux fossoyeurs de l’école, qui, s’ils s’assument et comprennent la gravité de leurs actes funèbres n’attendront pas qu’ils soient démissionnés.

 

Fait à Niamey, le 13 avril 2017

Pour le BEN/CODDAE, le Président

Moustapha Kadi Oumani