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Dosso, 21 Avril (ANP) – Les cultures irriguées contribuent à l’atteinte de l’objectif global de l’initiative 3N. La région de Dosso souligne le directeur régional du génie rural, M. Arachi Dillé, renferme d’énormes potentialités en terres irrigables notamment la vallée du fleuve, les dallols, les mares aménagées et les cours d’eau artificiels. Ainsi, les orientations assignées aux cultures irriguées visent l’atteinte de l’objectif global de l’initiative 3N.

  Le développement et la diversification des cultures irriguées est le Premier élément de l’axe stratégique No1 « Accroissement et diversification des productions agro-sylvo-pastorales et halieutiques »  de l’Initiative 3N « Les Nigériens Nourrissent les Nigériens ».

En effet, la forte dépendance de l’agriculture pluviale aux aléas climatiques expose le pays à une vulnérabilité alimentaire, au point où les années de faibles productions débouchent souvent sur des crises alimentaires dont l’ampleur varie selon le niveau du déficit et les facteurs conjoncturels qui y prévalent.

Selon le directeur régional du génie rural de Dosso M. Arachi Dillé, au Niger, une année sur deux est déficitaire et l`insécurité alimentaire et nutritionnelle chronique annuelle touche 11 à 25% de nigériens. La différence entre la production nationale et les besoins de consommation est comblée par des importations commerciales, par des aides alimentaires, mais également par des échanges frontaliers dont une faible partie seulement est enregistrée.
Ainsi, les cultures irriguées doivent contribuer fortement à l’atteinte de l’objectif global de l’I3N qui est de : « mettre les nigériens à l’abri de la famine et leur garantir les conditions d’une pleine participation à la production nationale et à l’amélioration de leurs revenus ».
Pour le directeur régional du génie rural de Dosso, l’objectif spécifique étant de « renforcer les capacités nationales de production alimentaire, d’approvisionnement et de résilience face aux crises et aux catastrophes ».

La région de Dosso renferme d’énormes potentialités en terre irrigables réparties dans  la  vallée du fleuve, les dallols, les mares, le aménagements et cours d’eau artificiels. De 2011 à 2015, la direction régionale du génie rural de Dosso a aménagé 1252 ha en petite irrigation. Pour la grande irrigation, c’est 158,5 ha de nouveaux aménagements hydro-agricoles qui ont été créés et 92 ha d’anciens aménagements hydro-agricoles réhabilités. Pour les fermes agricoles, il a été réalisé 105,5 ha ; à cela s’ajoutent 14 mares aménagées  et 1.498 forages maraîchers réalisés. Les réalisations ont aussi porté sur 24.080 mètres linéaires de réseau californien placés ainsi que 1.227 motopompes placées.

D’autre part, il a été réalisé 863 puits maraîchers et construit 4 magasins de stockages de 1.000 tonnes chacun. Sur le plan du désenclavement, 66,9 kms de nouvelles pistes ont vu le jour, 5 barrages ont été réhabilités et un autre barrage construit.  Les autres réalisations ont trait à la construction de deux seuils d’épandage, la construction de 169 banques d’intrants. Toutes ces réalisations ont été financées par l’état et ses partenaires pour un montant de plus de 6 milliards de francs CFA.
Pour l’année 2017, la direction régionale du génie rural de Dosso a inscrit un vaste programme de réhabilitation des périmètres hydro-agricoles  dont le plus importants portera sur l’aménagement de nouvelles terres d’une superficie de 2.946 ha pour un montant de 2.414.792 francs CFA. Le projet fruitier de Gaya sera aussi réhabilité. L’enveloppe qui sera dégagée à cet effet proviendra du budget national pour 598.000.000 de francs CFA. Les aménagements hydro agricoles de Sakondji, Kessa et Tara seront eux aussi réhabilités. Une superficie de 167 ha concernera ces trois sites qui seront financés par le PGRC-DU pour une somme de 417.500.000 francs CFA. A Gaya, le périmètre e Gatawani Kaïna sera aménagé sur une superficie de 138 ha. Le financement provient de l’UUEMOA pour une enveloppe de 1.110.000.000 de francs CFA.

     Selon la dernière situation donnée par les enquêtes de 2014 sur les potentiels irrigables du Niger (EPTIN) ressort pour la région de Dosso la situation suivante consignée dans le tableau suivant :
Parlez-nous du déroulement de la présente campagne de cultures irriguées
Dans le cadre de la présente campagne irriguée, il faudra noter principalement plus de 3350ha d’aménagements hydro agricoles en cours de réalisation, de réhabilitation ou en instance de démarrer à savoir :
2650 ha, financement MCC
270 ha, financement UEMOA
80 ha, financement budget national
340 ha de réhabilitation d’anciens aménagements par le PGRCDU (financement banque mondiale et PRPIP)
Dans le cadre de l’initiative 3N (2011-2017), la région de Dosso, à l’instar des autres régions du Niger a bénéficié de beaucoup d’investissements dans l’optique de promouvoir l’agriculture irriguée.  Plus de 21340 ha d’aménagements (petite et grande irrigation) suivi et encadrés dont plus de 80% équipés.
Les difficultés liées à la pratique des cultures irriguées s’articulent autour de l’Insuffisance du personnel, l’Insuffisance des moyens matériels (Parc autos, immobiliers) et  l’Insuffisance ou manque des moyens d’auscultation régulier des ouvrages réalisés.

Comme impacts, la pratique des cultures irriguées sur   les différents sites de la région de Dosso a permis  l’amélioration très remarquable de l’approvisionnement des marchés urbains en légumes en quantité et en qualité à bon prix, l’amélioration du niveau nutritionnel de l’alimentation tant en milieu urbain qu’en milieu rural. Cela a permis aussi d’ augmenter le revenu des ménages ruraux et urbains (chaine des valeurs) ainsi qu’une baisse très substantielle de l’exode des jeunes ruraux .

MA/DMM/ANP/Avril 2017