L’intoxication et la propagation des fausses nouvelles constituent le pain quotidien de quelques-uns. Leur sport favori consiste à vouloir dénigrer la gouvernance actuelle et les autorités en place car dans leur prétention, tant qu’ils ne sont pas aux affaires alors ils souhaitent tous les malheurs à leur propre pays. Ils savent se cramponner dans leur zone de confort pour manipuler et intoxiquer l’opinion publique avec des machinations à l’emporte-pièce.

 Tenez : la dernière trouvaille a consisté à faire croire à travers un média de la place que des prisonniers sont morts de faim à la prison civile de Filingué. Des fadaises qui ont été mises à nue par le ministre de la justice M. Marou Amadou lors d’une visite effectuée à la prison « incriminée ».

Après avoir visité les lieux et échanger avec les prisonniers, le ministre a démontré à la face du monde que les 223 détenus de la prison civile de Filingué disposent d’assez de vivres pour une alimentation décente à savoir 6 tonnes composées du mil, du maïs, du haricot, du riz,  etc…

 Selon le Garde des Sceaux, M. Marou Amadou « le seul décès que nous avons déploré en 2017 est intervenu suite à une crise d’épilepsie. Alors ceux qui sont morts avant, que ce soit à Niamey ou à Filingué, les causes peuvent être diverses. Je ne crois ni à cette télévision, ni à personne d’autre, à part les précautions ou mesures scientifiques qui peuvent dire que quelqu’un est mort d’inanition. Les détenus qui ont fait ici huit (8) ou dix (10) ans ont attesté qu’ils n’ont pas faim. Le seul problème particulier qu’ils ont posé, c’est évidemment celui de la lenteur judiciaire. Cette dernière, nous la reconnaissons. Elle se justifie par les effectifs d’un tribunal d’instance qui n’a qu’un seul juge d’instruction ». Pour pallier à ce problème, le ministre a annoncé avoir demandé l’accélération du traitement des dossiers. De plus selon lui, « Nous avons aussi promis aux détenus qu’à l’anniversaire de l’Investiture du Président de la République, Chef de l’Etat, des mesures de grâce seront prises pour que nos prisons puissent être désengorgées. Elles le sont souvent. A Niamey, elle est surpeuplée. Les mesures de grâce permettent d’atténuer la crise de surpopulation que nous connaissons dans quelques trois ou quatre maisons d’arrêt sur les 37 qui existent au Niger ».

 L’intoxication grotesque des opposants politiques tapis dans les milieux de la presse et les réseaux sociaux vient ainsi d’être mise à nue à travers la promptitude du ministre de la justice Garde des Sceaux. Du reste, le Niger est toujours cité en exemple concernant le traitement humain accordé aux prisonniers quel que soit par ailleurs le type de délit commis. L’appréciation positive maintes fois exprimée par Prisonniers sans frontières en est la plus parfaite illustration. Et sans préjugés, les citoyens de tout bord ne peuvent avoir que de l’admiration aux réformes initiées par le ministre Marou Amadou pour la justice en général au Niger et les établissements pénitenciers en particulier.

Ibrahim B. (Le Républicain n°2122)