La salle de conférence de la maison de la presse de Niamey a servi de cadre du 12 au 13 mai 2017 à un Atelier de formation sous le thème : «  sensibilisation des journalistes sur la traite des personnes et le trafic illicite des migrants » organisés par l’Agence Nationale de Lutte contre la Traite des Personnes et le Trafic Illicite des Migrants (l’ANLTP/TIM) en collaboration avec la maison de la presse et l’Union Européenne.

 Dans son mot de bienvenue, la Directrice Générale de l’ANLTP/TIM Mme Gogé Maimouna Gazibo a fait un bref  exposé sur l’Agence tout en notifiant sa création  par décret N°2012-083/PRN/MJ du 21 mars 2012 qui détermine son organisation, sa composition et ses modalités de fonctionnement.

 C’est une structure opérationnelle d’exécution et mise en œuvre des stratégies et politique nationale de lutte contre la traite des personnes au Niger, une entité administrative indépendante et autonome, rattachée au Ministère  de la Justice. Elle travaille avec la commission Nationale de coordination de lutte contre la traite des personnes (CNTLP)  qui représente l’organe de conception des politiques et stratégies adoptées en la matière. Ce qui a permis aux participants de poser des questions           sur le fonctionnement et les stratégies adoptées par l’Agence afin d’être plus éclairés sur la question de trafic illicite des personnes.

Après ce bref aperçu sur l’ANLTP/TIM, le magistrat ALI CHINA avait également décrypté aux participants la terminologie de la « traite des personnes » au regard  de la loi en citant l’article 10 de l’ordonnance N°2010-86 du 16 décembre 2010 relative à la lutte contre traite des personnes. C’est en vertu de cet article au  terme que tous les contours de de l’infraction que constitue la traite des personnes sont circonscrits. C’est ainsi que le fait de recruter, transporter, transférer, héberger ou accueillir des personnes, par la menace de recours ou le recours à la force ou  d’autres formes de contraintes par enlèvement, fraude, tromperie, abus d’autorité ou d’une situation de vulnérabilité ou par l’offre ou l’acceptation de paiement ou d’avantage pour obtenir le consentement d’une personne ayant autorité sur une aux fins d’exploitation.

Cet atelier a donné aux journalistes l’opportunité de mieux maitriser la notion de traite des personnes tout en les sensibilisant sur les enjeux autour de ce défi à relever par nos pays. Durant ces deux jours de formation, les participants sont  désormais bien imprégnés sur toutes les questions concernant le trafic illicite des personnes. Ces journalistes de la presse publique et privée estiment être suffisamment outillés pour pouvoir organiser des documentaires ou d’autres méthodes de sensibilisation afin d’éradiquer ce fléau.

 Dans le cadre de cette formation, un film de sensibilisation a été projeté pour montrer aux participants la manière dont les victimes de la traite des personnes sont exploitées.  Des témoignages poignants qui mettent à nu cette négation des droits humains à savoir la traite des personnes et le trafic des migrants.

Amadou Moussa Douké