Niamey, 08 Juin (ANP) – L’Assemblée Nationale, en session extraordinaire, a suivi, le mercredi 07 juin 2017, le Débat d’orientation budgétaire (DOB), une première au Niger et qui devait conduire à la mise en œuvre du cadre harmonisé des finances publiques initié par l’UEMOA. Le Niger, note-t-on, a décidé à la suite du Burkina Faso, d’expérimenter à son tour le budget-programme pour la période 2018-2020.

Ce débat, indique-t-on, vise le renforcement des pouvoirs de contrôle de l’Institution parlementaire afin d’améliorer l’information de cette dernière sur l’évolution des finances publiques à moyen terme. En effet, selon le président de la Commission des Finances et du Budget de l’Assemblée Nationale, M. Adamou Namata, le budget programme a, entre autres objectifs, de renforcer la capacité du Parlement à contrôler l’exécution du budget par le Gouvernement, notant que le débat d’orientation budgétaire est un exercice qui permet aux députés de se prononcer sur chaque orientation annoncée et sur chaque hypothèse émise par le Gouvernement pour bâtir le budget.

Le Document de Programmation Budgétaire et Economique Pluriannuelle(DPBEP) soumis par le Gouvernement comporte, note-t-on, des grands axes d’analyse notamment l’évolution et les perspectives macroéconomiques de 2015 à 2020 ; l’évolution et les perspectives des finances publiques de 2015 à 2020 ; et les risques sur les finances publiques 2018-2020.

Pour le ministre des Finances Massoudou Hassoumi, le Niger est dans le peloton de test pour la mise en œuvre de la directive de l’UEMOA. Il a ensuite fourni aux députés des détails sur les différentes allocations budgétaires, avant de leur expliquer qu’il s’agit de s’engager résolument vers la restructuration de l’économie nigérienne en augmentant, par exemple, le taux de recouvrement des impôts les plus productifs notamment la TVA.

KPM/DMM/ANP/Juin 2017