S’informer sur les nouvelles technologies en matière d’aquaculture en vue de promouvoir ce secteur au Niger était une des priorités de la mission d’échanges en Tunisie du 16 au 20 mai 2017 d’une forte délégation de cadres nigériens conduite par le Ministre d’Etat, Ministre de l’agriculture et de l’élevage. Cette mission est rendue possible grâce à l’appui technique et financier de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, FAO.

Une expérience pertinente à répliquer au Niger est développée par la société « Tuni-Pêche », Tunisie. Il s’agit d’un projet intégré autour d’infrastructures adaptées à l’élevage de poissons notamment les bassins de pré-grossissement et de grossissement, un poste de transformation et de dépôt d’aliment et une usine de production d’aliment de poissons.

Outre les crevettes, la société produit six variétés de poisson à savoir le loup de mer beaucoup apprécié en méditerranée, le bar asiatique possédant un très fort potentiel de croissance et de production, la dorade royale noble poisson de la méditerranée, le mulet très sollicité et de grande consommation, le tilapia rouge issu du croisement entre le tilapia du Nil et d’autres souches, et le tilapia du Nil très répandu dans le monde.

Ces variétés de poisson sont abritées et nourries dans onze bassins en terre de différentes dimensions variant de 2 à 5 hectares sur un total de 33 hectares, seize bassins de pré-grossissement en béton, trente-quatre bassins de grossissement et dix bassins de grossissement circulaires, d’un forage d’eau saumâtre et d’une station de pompage pouvant atteindre les 3000 litres par seconde.

Dans son discours de bienvenue à la délégation, le Directeur Général de Tuni-Pêche, Sami Khanfir, a briefer l’audience de son travail au Niger pour encadrer des aquaculteurs et de sa connaissance des réalités du secteur. « Je reste disponible à accompagner le Niger pour booster son aquaculture, surtout que notre société dispose d’une expertise et d’un savoir-faire de standard international en la matière » a déclaré Sami Khanfir.

Au Niger, l’aquaculture souffre du manque d’aliment pour poisson longtemps importé de l’étranger, de l’insuffisance liée à l’énergie, d’infrastructures adaptées et de la formation des aquaculteurs. A cela s’ajoute l’absence d’interaction entre l’aquaculture et la recherche. Pourtant, il existe d’importantes potentialités aquacoles sur les 410.000 hectares de ressources en eau de surface. L’on retient jusque-là que la production aquacole destinée à la consommation humaine, ne dépasse guère les 200 tonnes de poissons par an.

FAO – Niger