En marge de la 1ère Edition du festival de films sur les droits humains Ciné Droit Libre, la Coordination du festival avait organisé un dialogue démocratique sur le thème : « Face à la montée de l’extrémisme identitaire, quelles synergies des acteurs pour une éradication de la violence ? » à la salle de conférence de la maison de la presse. Ce dialogue démocratique a été animé par M. Nouhou Mahamadou Arzika président du MPCR et Mme Maimou Wali du Project Manager CVE.

En prélude de ce ‘’dialogue démocratique’’, deux films ont été visionnés par les participants à savoir le premier sur la révolution Burkinabè qui a chassé Blaise Compaoré et le second sur Boko Haram. Ces films traduisent deux formes d’extrémismes violents. En effet, la détermination du peuple burkinabè face à l’injustice et aux abus du régime de Blaise avait pris une forme assez violente. Quant à l’historique de Boko Haram, des témoignages ont mis en exergue une mauvaise gestion de cette secte qui était au départ moins violente. Les réponses du gouvernement nigérian d’alors avaient aggravé la situation.

Après ces films, c’était Nouhou Arzika Mahamadou qui avait le premier exposé. Il avait énuméré des facteurs à la base des extrémismes violents. Entre autres, selon Nouhou Arzika, il y a : la mal gouvernance, l’injustice, l’impunité, le chômage, l’exclusion, la discrimination, la pauvreté, la cherté de la vie, l’extrémisme de type identitaire, etc.

Dans sa communication, Nouhou Arzika a également dénoncé les marchands d’armes et les groupes d’intérêts qui prennent l’humanité en otage dans le but d’assouvir leurs desseins sournois. Pour cet acteur de la société civile très engagé ‘’Rien ne vaut la paix’’. C’est pourquoi il prône le dialogue et l’humanisation des rapports entre les hommes. Adepte de la non-violence, même pendant le mouvement historique du 15 mars, Nouhou Arzika dit n’avoir jamais envisagé la violence pour faire aboutir les doléances de la société civile.

Mme Maimou Wali, spécialiste dans le domaine de la lutte contre l’extrémisme violent, elle a informé l’assistance qu’une importante étude est en gestation dans les régions de Diffa, Tillabéry et frontière Burkina, Niger et Mali pour comprendre ce qui amène les jeunes à adhérer à l’extrémisme violent et quelles sont les réactions des populations elles-mêmes en réponse à ce phénomène. Il s’agit pour Mme Wali de donner un cachet scientifique à l’étude du phénomène. Un important débat a eu lieu digne d’un véritable ‘’dialogue démocratique’’.

EMS