Les conséquences des combats de mercredi 26 juillet entre le Groupe d’autodéfense touareg des Imerades et alliés (Gatia), progouvernemental, et la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) sont désormais connues. Outre les nombreux morts, le Gatia a aussi perdu ses principales positions autour de la ville de Kidal.

Le Groupe d’autodéfense touareg des Imerades et alliés (Gatia) a perdu sa principale position de la localité de Takalout, située à une quarantaine de kilomètres de la ville de Kidal. L’endroit est désormais sous le contrôle de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), selon plusieurs témoins. Le Gatia a également perdu une position à une dizaine de kilomètres au nord de Takalout, ainsi qu’au sud de Kidal.

Le bilan humain est lourd. Quelques dizaines de personnes auraient été tuées durant les affrontements, selon plusieurs sources, et il y aurait également des blessés. Ceux du Gatia ont été évacués vers la ville de Gao alors que les blessés de la CMA ont été conduits dans un hôpital de Kidal. Les ex-rebelles de la CMA affirment de tenir des dizaines de prisonniers et demandent même au comité international de la Croix rouge de venir leur rendre visite.

Cette nouvelle violation du cessez-le-feu inquiète plusieurs des partenaires du Mali, notamment la France par exemple. Le président Emmanuel Macron a parlé au téléphone après les évènements avec son homologue malien, le président Ibrahim Boubacar Keïta. Quant aux représentants à Bamako de l’ONU, de l’Union africaine ou encore de la Cédéao, ils réclament de leur côté des sanctions contre les groupes armés qui ont violé le cessez-le-feu.

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