Un atelierrégional des journalistes originaires des pays du G5 Sahel se tient à Niamey du mardi au vendredi prochain. L’objectif est d’outiller les journalistes, vecteur d’information de leur Etat, à promouvoir la paix et contribuer à la prévention des conflits dans une région où le contexte sécuritaire est fortement marqué par les menaces djihadistes.

Le lancement du projet « Médias et prévention des conflits au Sahel » couplé à cet atelier intervient à la veille du déploiement de la force conjointe G5 Sahel (attendue à la fin de ce mois) et au lendemain de l’attaque d’un restaurant au Burkina Faso.

«Nous attendons des médias qu’ils aillent chercher l’information, la vraie, qu’ils la diffusent correctement dans le cadre du développement. Et aussi, qu’ils permettent aux populations d’être suffisamment informées, sensibilisées sur les enjeux liés au terrorisme.», déclare Abdou Lokoko, Conseiller à la Présidence.

Pour Ousmane Dambadji (photo), Président du Réseau nigérien des journalistes pour l’éducation et le développement (Renjed) initiateur du projet, les forces de défense et de sécurité ont besoin du soutien de tous les acteurs pour mettre fin aux menaces terroristes. « Informer sans servir la cause des terroristes, c’est une question éminemment éthique. C’est pourquoi le projet prévoit des formations de 400 journalistes à raison de 80 par pays.»

Financé par l’Union européenne à travers l’Agence des Nations unies sur la criminalité et la justice (Unicri), la finalité du projet est de mettre en place une plateforme des journalistes spécialisés dans la prévention des conflits au Sahel.

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