Un café-restaurant de Ouagadougou, la capitale burkinabè, a été attaqué par plusieurs hommes armés. L’assaut des forces de l’ordre a pris fin vers 5h (TU), deux assaillants ont été «neutralisés» et le quartier est bouclé selon le ministre de la Communication joint par RFI. Le bilan est de 18 personnes tuées et une vingtaine d’autres blessées. Une attaque qui rappelle celle du café Capuccino, en janvier 2016, cible d’une action meurtrière semblable.

L’attaque est terminée mais le quartier du café-restaurant Aziz-Istanbul est toujours bouclé par les forces de sécurité qui ratissent le secteur à la recherche d’éventuels assaillants selon les autorités. Les rues environnantes sont bouclées. Le jour s’est levé sur la capitale burkinabè où les derniers tirs ont été entendus vers 3 h 45 (TU).

Deux assaillants ont été « neutralisés », a déclaré le ministre de la Communication, Rémi Dandjinou, joint par RFI. Le procureur et des membres du gouvernement sont sur place pour les « constats d’usage », précise notre correspondant, avant que la police scientifique ne commence son travail.

Le quartier est en voie de sécurisation mais le Quai d’Orsay invite les ressortissants français à « éviter le secteur » du restaurant.

18 morts et une vingtaine de blessés

Les tirs ont commencé autour de 21h, heure locale. Des coups de feu ont été entendus au niveau du café-restaurant Istanbul, situé sur l’avenue Kwame N’krumah de Ouagadougou. Ils étaient tirés par au minimum quatre assaillants arrivés à moto qui ont pris directement pour cibles les clients installés à la terrasse du café-restaurant Aziz-Istanbul.

C’est dans cette même rue du centre de la capitale burkinabè, à quelque 200 mètres, que se trouve aussi le café Cappuccino qui avait la cible d’une attaque jihadiste le 15 janvier 2016. Une trentaine de personnes avaient alors été tuées.

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Le quartier a été bouclé par les forces de sécurité. Les forces armées ont donné l’assaut dans la soirée, donnant lieu à des échanges de tirs nourris avec les assaillants. Selon des informations recueillies par notre correspondant à Ouagadougou, les forces de sécurité burkinabè ont reçu du renfort d’autres pays mais ce sont elles qui ont mené l’opération.

Au final, 18 personnes ont été tuées et une vingtaine d’autres ont été blessées.

Les victimes sont de plusieurs nationalités, précisait ce matin le ministre de la Communication. Il y a des Burkinabès et des étrangers car le café Aziz Istanbul est un « espace très convivial où les familles se retrouvaient pour passer de bons moments », expliquait le ministre.

« On a reçu une bonne dizaine de blessés suite à l’attaque , témoignait sur l’antenne de RFI un

Les gens couraient partout.

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médecin qui s’est occupé des premières victimes, y compris des membres des forces de l’ordre… On se débrouille pour parer à toute éventualité ».

Un accompagnement pyschologique a été également poposé aux rescapés de l’attaque qui ont été pris en charge et transférés au centre hospitalier Yalgado Ouedraogo.

« Attaque terroriste »

Le ministre de la Communication a qualifié dans la nuit cette attaque de « terroriste » et une enquête a été ouverte.

http://www.rfi.fr

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