Le président de l’Assemblée nationale du Burkina Faso et chef du parti au pouvoir, Salifou Diallo, est décédé samedi à Paris à 60 ans, a annoncé le gouvernement burkinabè sans préciser les circonstances du décès.

Le président de l’Assemblée nationale du Burkina Faso et chef du parti au pouvoir, Salifou Diallo, est décédé samedi 19 août à Paris à 60 ans, a annoncé le gouvernement burkinabè sans préciser les circonstances du décès.

« Le gouvernement burkinabè a le regret d’annoncer le décès de son Excellence Salifou Diallo, président de l’Assemblée nationale », a indiqué le porte-parole du gouvernement Remis Dandjinou dans un communiqué transmis à l’AFP.

Chef du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP, pouvoir), il a été retrouvé mort dans un hôtel de Paris, a indiqué une source diplomatique burkinabè.  

Joint par l’AFP, le chef de file de l’opposition burkinabè Zéphirin Diabré a déploré une « très grande perte » pour le pays. « Tout au long de son parcours que j’ai observé et parfois côtoyé, je retiens de lui un homme d’action, un homme de conviction et un homme d’engagement. Lorsque Salifou Diallo croyait en quelque chose il s’engageait à fond » a-t-il ajouté.

De son côté, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), le parti de l’ex-président burkinabè Blaise Compaoré dont il était un des plus fidèles compagnons depuis les années 1990 avant une séparation, a souligné que « la perte de Salifou Diallo présente un enjeu sur la scène politique. Au delà de toute considération partisane ou sentimentale, il faut dire que c’est un homme de la scène politique et pas des moindres. Je présente mes condoléances à toutes sa famille et a toute la nation entière », a déclaré Achille Tapsoba, président du CDP.

Proche de Compaoré avant la disgrâce

Salifou Diallo a été le directeur de cabinet de Blaise Compaoré alors ministre sous la révolution sankariste (1983-1987). Il a été plusieurs fois nommé dans divers gouvernements de Compaoré lorsque ce dernier est devenu président, avant de tomber en disgrâce.

En janvier 2014, avec l’actuel président Roch Marc Christian Kaboré et d’autres barons du régime, il entre en dissidence et fonde le MPP avec lequel ils ont remporté les élections présidentielles et législatives de novembre 2015.

Réputé pour son franc-parler et sa maîtrise des rouages politiques du pays, Salifou Diallo avait été élu à présidence du parlement burkinabè en décembre 2015, puis à la tête du parti présidentiel en mars 2017.

AFP

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