Le groupe nucléaire français Areva a annoncé le 9 octobre que quelques centaines de salariés dans ses filiales du Niger seront licenciés l’année prochaine. Cette mesure est destinée à réduire les coûts, selon un communiqué de la Somaïr, l’une des deux filiales d’Areva au Niger.

Filiale du français Areva au Niger, la Somaïr, qui compte aujourd’hui 916 salariés, devrait se séparer de presque 200 agents. Le directeur général de la société l’a annoncé il y a une semaine lors d’une réunion avec les chefs de service, les délégués du personnel et les représentants syndicaux.

Il leur a expliqué que « les conditions du marché sont très difficiles et les prix de l’uranium très bas ». La livre d’uranium concentré coûte aujourd’hui 20 dollars, contre plus de 24 dollars au début de l’année.

« Une question de survie »

Avec des perspectives d’un marché en creux du cours de l’atome, Areva veut adapter l’organisation industrielle de la Somaïr et baisser les coûts de fonctionnement de sa filiale en réduisant ses effectifs.

Cette mesure de licenciement concernera également environ 500 postes de sous-traitants. Aucun calendrier précis de ces licenciements n’a été dévoilé, mais ils devraient s’étaler sur trois ans à partir de l’année prochaine.

Selon Areva, la prise de cette décision, « est une question de survie pour la Somaïr », filiale qui avait licencié 200 personnes il y a deux ans.

RFI.FR