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Le Samedi 30 septembre dernier, une réunion du Conseil National du Dialogue Politique (CNDP) s’est penchée (en l’absence de l’Opposition) sur la nomination du Président et du Vice-président de la CENI. Dans un point de presse l’Opposition politique expliquant les raisons de son boycott du CNDP avait avancé entre autres raisons : il n’y a plus de démocratie au Niger, que le processus enclenché n’est pas consensuel et prend fait et cause pour Boubacar Hassane récusé par la majorité d’être Vice-président de la CENI. Kalla Ankourao a dans un point de presse mardi dernier répondu à ces allégations du FRDDR.

Il faut rappeler qu’une loi votée récemment par le parlement dispose que la CENI comprendra désormais 13 membres y compris un Président et un Vice-président désignés suivant une procédure particulière.

 Quant aux 11 autres membres, ils sont désignés à raison de 06 représentants des partis politiques répartis équitablement entre la majorité et l’opposition, un délégué pour les associations féminines et un représentant pour les associations de défense des droits de l’homme et enfin trois membres désignés par l’administration en raison de sa nécessaire implication dans les processus électoraux.

 Pour ce dernier cas, selon des sources concordantes, les choix ont porté sur les services les plus impliqués dans l’organisation des élections à savoir le ministère de l’intérieur à travers le DGAPJ, le ministère des Finances à travers la Direction de l’informatique. C’est même un ancien coordonnateur du fichier électoral que ce ministère a désigné, apprend-on. Les associations ont leur propre mécanisme démocratique de désignation de leurs délégués, tout comme les partis politiques disposent de 6 places sur les 13 membres.

On comprend dès lors pourquoi la désignation des 11 membres s’est faite sans tapage et sans tiraillement. Ce qui constitue un bon signe pour la crédibilité de notre future CENI et un gage de renforcement de notre système démocratique.

Mais pourquoi la désignation la désignation du président et du Vice-président le samedi dernier a occasionné des critiques de la part de l’Opposition qui avait opté pour la politique de la chaise vide ?

Kalla Ankourao dans son point de presse avait soutenu : « Assurément, l’Opposition n’a pas fini de surprendre avec ses sorties plus calamiteuses les unes que les autres ! Comment peut-on allègrement et sans honte défendre la candidature d’un Hamidou Moumouni face à celle de Me Issaka Souna ? De même comment peut-on vouloir mordicus faire passer la candidature de Boubacar Hassane au détriment d’un Idi Daouda, administrateur chevronné, plus expérimenté que ses challengers en matière électorale et qui n’a jamais été pris en flagrant délit d’interventions partisanes ? »

Pour Kalla Ankourao : « Le ton a été déjà donné à travers la désignation des 11 membres de la future CENI, il ne fallait pas rater, avec un choix partisan d’un président et d’un vice-président, l’occasion d’une vraie CENI neutre et crédible ».

Et d’ajouter : « A la vérité, l’Opposition est dans une posture contre-productive qui consiste à peindre tout en noir pour justifier son manque de volonté pour affronter les futures échéances électorales ».

La question qui taraude l’esprit des nigériens où s’achemine-t-on si l’opposition continue son boycott des institutions dont la CENI et bientôt le Comité du Fichier Electoral Biométrique ? L’on entend de plus en plus des voix qui reprochent à l’opposition son inconséquence en continuant à siéger au parlement et vouloir faire croire à l’opinion qu’il n’y a plus de démocratie au Niger. Une véritable impasse et un déficit de stratégie de lutte de la part du FRDDR. Du moins jusqu’ici le FRDDR fait montre d’une posture inopérante. Un simple avis.

Tiemago Bizo