Le Conseil National du Dialogue Politique (CNDP) s’est réuni, il y a quelques jours à Niamey, sous la présidence du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Brigi Rafini, par ailleurs président du CNDP. Cette réunion boycottée par l’opposition politique avait à son ordre du jour un sujet d’importance nationale : le choix du président et du vice-président de la CENI. Et c’est à l’issue du processus, une fois le Président de la CENI permanente Me Issaka Souna et son Vice-Président Amada Aladoua, désignés par le CNDP,  que nos « spécialistes » du dilatoire pondent une déclaration pour menacer les deux élus.

Mais très vite, l’opposition politique FRDDR, ayant délibérément choisi de sécher les sessions du CNDP pour des raisons absurdes et fantaisistes, se réveille d’un coup de son sommeil pour proférer des menaces aux deux personnalités ayant eu le sens de la République et de l’intérêt commun en voulant se mettre au service du peuple nigérien. Dans une gymnastique ridicule et fort lamentable, ses sbires disent  » n’avoir rien à reprocher aux individualités qui ont été retenues comme nouveaux membres de la CENI « , mais condamnent « l’unilatéralisme qui a présidé à leur choix », comme s’ils ont été empêchés de prendre part au processus.

C’est sur la base de la liste des candidats proposée par le comité technique mis en place pour la conduite du processus du choix des deux responsables de la CENI, conformément au nouveau Code électoral que la réunion du CNDP du samedi 30 septembre, organisée en présence des grands témoins, a proposé Me Issaka Sounna et Amada Aladoua pour présider aux destinées de la Commission électorale.

Selon le président du Comité, ses membres ont eu à travailler sur 13 dossiers pour le poste de président de la CENI et 27 dossiers pour le poste du vice-président de la CENI. Le travail a consisté à sélectionner, sur la base des critères définis par les textes, trois noms au niveau de chaque poste. Et ce sont ces trois noms que le comité a présentés au CNDP qui, à son tour, devait proposer, après avis, ses choix au Président de la République qui a le dernier mot.

Le comité a apprécié toutes les candidatures sur la base des critères dont l’instruction, l’expérience, les capacités du candidat et les atouts. En outre, au niveau de chaque critère, il y a des sous-critères clairement définis. Tous les candidats ont été notés sur 115 points, soit une première note attribuée sur la base de l’étude du dossier qui est sur 100 et une deuxième note à l’issue de l’entretien qui est sur 15 points.

Sur la base de ce processus, le comité technique a retenu, par ordre de mérite, les noms de Me Issaka Sounna, Alio Daouda et Hamidou Moumouni pour le poste de président. Pour le poste de vice-président, la liste retenue par le comité se composait de M. Amadou Hassane Boubacar, Idi Daouda et Aladoua Amada. Quant au CNDP, à l’issue des débats constructifs, francs et sincères, il a porté son choix sur Me Issaka Sounna au poste de président de la CENI et sur Idi Daouda pour le poste du vice-président. Il reste à présent au Président de la République de valider ou pas ce choix.

Mais très vite, l’opposition politique FRDDR, ayant délibérément choisi de sécher les sessions du CNDP pour des raisons absurdes et fantaisistes, se réveille d’un coup de son sommeil pour proférer des menaces aux deux personnalités ayant eu le sens de la République et de l’intérêt commun en voulant se mettre au service du peuple nigérien.

Dans une gymnastique ridicule et fort lamentable, ses sbires disent  » n’avoir rien à reprocher aux individualités qui ont été retenues comme nouveaux membres de la CENI « , mais condamnent « l’unilatéralisme qui a présidé à leur choix », comme s’ils ont été empêchés de prendre part au processus. C’est purement antagonique et profondément désinvolte de la part de ceux qui prétendent vouloir « restaurer la démocratie » au Niger ; même que seuls eux savent ce qu’ils veulent dire là.

Bien plus, aujourd’hui ce sont eux qui menacent la démocratie dans notre pays, lorsqu’ils déclarent notamment, en s’adressant aux deux Nigériens ayant librement fait le choix de participer au renforcement de la démocratie dans notre pays,  » qu’elles sachent qu’elles n’ont pas l’onction de l’opposition « . Pire, avertissent-ils,  » nous ne nous limiterons pas à un boycott passif. Nous condamnerons avec fermeté ce choix unilatéral « . Tout est donc dit ici. Comprend qui pourra !

Maman K.PANTCHO  ( L’ autre Observateur N°267 DU 12 OCTOBRE 2017 )