En octobre dernier, le camp de la gendarmerie d’Ayorou avait été attaqué par des individus armés. Heureusement, nos Forces de Défense et de Sécurité ont très vite rattrapé et neutralisé les assaillants. Pendant que cette attaque se déroulait, l’information avait abondamment circulé sur les réseaux sociaux. Le plus grave, c’est que le rapport circonstancié de la gendarmerie a été largement partagé sur les réseaux avec l’identité et le numéro matricule des gendarmes tués. Certainement que beaucoup de familles ont dû apprendre le décès de leur proche par ce biais, c’est-à-dire avant même que les autorités compétentes n’aient eu à leur communiquer la triste nouvelle.

La semaine dernière, c’est un message alarmant d’une prétendue action contre la sécurité nationale par des individus qui viendraient du Mali par bus qui a enflammé les réseaux. Ce message est attribué à la gendarmerie, avec un cachet (vrai ou faux) de cette institution.

On peut aussi parler du comportement de certains soldats qui partagent leur position, lorsqu’ils sont en mission sur le terrain, avec leurs groupes de discussions. Du coup, de tels renseignements sont diffusés à grande échelle avec le risque que ça parvienne aux ennemis de notre sécurité.

On peut parler de tels exemples à l’infini pour démontrer qu’il y a un sérieux travail de sensibilisation à mener en direction principalement des éléments des Forces de Défense et de Sécurité sur l’utilisation intelligente des réseaux sociaux. Un travail de sensibilisation y compris sur les fuites de certaines informations sensibles comme le compte-rendu de l’attaque contre Ayorou.

A Zinder, à l’occasion de l’inauguration du marché Dollé, un cameraman d’une télévision de la place a simplement filmé et renvoyé un groupe de marginaux qui boudent la cérémonie tendant à faire à l’opinion publique que c’est l’opinion des zinderois ! Où est le sens de l’éthique et de la déontologie ou simplement de la responsabilité dans cette façon de vouloir nuire ?

Que dire ces FDS qui se permettent de poser partout feignant d’ignorer qu’à partir des images ou de leurs smart phones, ils exposent toute la nation aux périls ? On a même vu des policiers filmer leurs collègues sur le terrain en pleine action ce qui jure avec le professionalisme.

La mort de la présidente de la Cour constitutionnelle a été annoncée morte via le web par des activistes et soi disants journalistes qui se moquent des règles élémentaires du journalisme !

Aujourd’hui, des informations confidentielles fuitent sur les réseaux sociaux. Ces informations confidentielles ou infondées installent souvent la peur et la psychose dans les cœurs et les esprits et font malheureusement l’affaire des ennemis de notre sécurité.

Une information vraie ou erronée ou une rumeur qui part d’une personne peut toucher plusieurs milliers d’autres. L’on se rappelle encore de la fake news de la démission du premier ministre il y a quelques mois. Ce phénomène est très présent chez nous. Il est très ravageur.

T.B